•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’appel à l’aide des producteurs de maïs entendu par le Canada et l'Ontario

Un épi de maïs sur un plan dans un champ.

Un maïs en santé dans un champ.

Photo : Getty Images / iStock / Kurmyshov

Rose St-Pierre

Les gouvernements fédéral et ontarien annoncent le financement d'un outil innovant pour prévenir le risque des contaminations à la vomitoxine, un champignon rose qui a contaminé les récoltes de milliers d'agriculteurs en Ontario en 2018.

Les deux gouvernements vont remettre 156 750 $ à l’organisme Grain Farmers of Ontario pour qu’il mette au point le premier outil au Canada permettant de prévoir les risques de déoxynivalénol, ou vomitoxine, qui pousse sur les grains de maïs et les rendent impropres à la consommation humaine et animale.

Je suis enchanté d’entendre ça. On cherchait à avoir des réponses, donc c’est beau de voir que le fédéral et le provincial investissent, s'est réjoui Charles Desmarais, un producteur de maïs de Pointe-aux-Roches, à l'est de Windsor.

Un homme est assis devant une table, on aperçoit un tracteur par la fenêtre.

Le cultivateur de maïs Charles Desmarais.

Photo : Radio-Canada / Rose St-Pierre

L’agriculteur explique qu’à l'heure actuelle aucun outil ne permet d'évaluer les risques de futures contaminations de champignon rose. On peut le voir, le champignon rose, indique M. Desmarais, mais c’est déjà trop tard quand on le voit pour le traiter.

L’outil permettra d’évaluer le risque de contamination en tenant compte des conditions météorologiques et de la gestion de la récolte, explique le directeur du volet recherche et innovation de Grain Farmers of Ontario, Josh Cowan.

Les agriculteurs pourront ainsi ajuster l’utilisation des fongicides pour freiner la propagation du champignon dans les épis.

Un gros plan d'un épis de maïs.

Les vomitoxines forment une mousse rousse sur les grains de maïs des épis.

Photo : Radio-Canada / Dale Molnar

Cette annonce s’ajoute à l'indemnité de récupération du maïs à taux progressif créée en mars pour répondre aux demandes des agriculteurs qui ont dû composer avec le déoxynivalénol dans leurs cultures de maïs l’an dernier.

L’indemnité, financée par la province et le fédéral, compense les coûts supplémentaires associés à ces mauvaises récoltes.

Selon le directeur de l’Union des cultivateurs franco-ontariens, Simon Durand, ce nouvel outil et cette aide financière répondent en partie aux demandes des agriculteurs. Reste maintenant à voir du côté des programmes d’assurance, pour voir comment ces programmes pourront être ajustés, dit-il.

Le gouvernement de l’Ontario a également prolongé le délai de remboursement des prêts consentis dans le cadre du Programme de garantie d’emprunt pour les produits agricoles, ce qui donne aux producteurs touchés par le déoxynivalénol du temps supplémentaire pour commercialiser leur maïs.

Agriculture

Environnement