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Thérapies de conversion : qu'en pensent les partis au Nouveau-Brunswick?

Des personnes tiennent le drapeau arc-en-ciel LGBT.

Des personnes tiennent le drapeau arc-en-ciel LGBT.

Photo : iStock

Radio-Canada

L'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick se penchera d'ici l'automne sur une motion que vient de déposer une députée du Parti vert. Megan Mitton souhaite que le gouvernement interdise toute utilisation de fonds publics pour des soi-disant thérapies de conversion.

Les promoteurs des thérapies de conversion prétendent pouvoir changer l'orientation sexuelle d'une personne, de l'homosexualité vers l'hétérosexualité. Dans les faits, ces pratiques n'ont aucun fondement. Leurs conséquences sur la santé psychologique et parfois physique d'un sujet peuvent être graves.

Tous les partis provinciaux interrogés sur la motion 25 de Mme Mitton se prononcent contre les « thérapies » de conversion.

Parti progressiste-conservateur

Dominic Cardy, ministre de l'Éducation du Nouveau-Brunswick, en entrevue.

Le ministre de l'Éducation, Dominic Cardy.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Au Parti progressiste-conservateur, le ministre de l’Éducation, Dominic Cardy, a déclaré au sujet des thérapies de conversion : À mon avis, c'est une manière d'essayer de réprimer les gens, c'est contre les droits humains.

M. Cardy dit avoir vérifié auprès des ministères du gouvernement du Nouveau-Brunswick et assure qu'il n'y a pas de fonds publics consacrés à de telles pratiques en ce moment.

Parti libéral

Kevin Vickers sur la scène s'adresse à la foule

Kevin Vickers, chef du Parti libéral du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Du côté de l’opposition officielle, on promet un engagement ferme contre les thérapies de conversion.

Je vais fortement encourager notre caucus libéral à l'Assemblée législative à appuyer la motion 25, déclare Kevin Vickers, le nouveau chef du Parti libéral du Nouveau-Brunswick.

Alliance des gens

Kris Austin, habillé dans un style décontracté, répond à une question

Le chef de l'Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, Kris Austin

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Les députés de l'Alliance des gens du Nouveau-Brunswick sont contre la thérapie de conversion, écrit de son côté dans un courriel le parti dirigé par Kris Austin.

Les députés progressistes-conservateurs et alliancistes ne sont pas tenus de respecter la ligne de parti sur une telle motion.

Parti vert

Les trois députés du Parti vert du Nouveau-Brunswick soutiendront évidemment la motion de leur collègue de Memramcook-Tantramar.

Megan Mitton devant un drapeau du Nouveau-Brunswick.

Megan Mitton, députée du Parti vert, a déposé la motion.

Photo : Radio-Canada

Ailleurs au pays

Au fédéral, le gouvernement de Justin Trudeau ne tient pas à légiférer contre les thérapies de conversion, jugeant que cela relève des champs de compétences provinciaux.

Au Manitoba, une loi interdit aux professionnels de la santé de prodiguer des thérapies de conversion. La Nouvelle-Écosse s’est dotée d’une loi similaire, mais elle ne s’applique qu'aux personnes mineures.

La seule province qui interdit complètement ces pratiques est l'Ontario, où elles sont illégales pour tous et toutes.

D’après les informations de Jean-Philippe Hughes

Nouveau-Brunswick

Communauté LGBTQ+