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L'Iran accuse les États-Unis d'escalade « inacceptable » des tensions

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, répond à des questions après une réunion avec le ministre japonais des Affaires étrangères, Taro Kono, le 16 mai 2019.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, répond à des questions après une réunion avec le ministre japonais des Affaires étrangères, Taro Kono, le 16 mai 2019. Photo: Getty Images / KAZUHIRO NOGI
Agence France-Presse

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a accusé jeudi les États-Unis de provoquer une « inacceptable escalade de tensions » à l'encontre de Téhéran.

« Nous agissons avec le maximum de retenue », a ajouté M. Zarif, en référence à la réaction de son pays face à la décision prise par Donald Trump de sortir les États-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien.

Le ministre iranien, en visite au Japon et qui se rendra vendredi en Chine, a assuré que son pays maintenait son « engagement » vis-à-vis de la communauté internationale dans le cadre de cet accord.

La tension est montée ces dernières semaines avec le déploiement dans la région d'un porte-avions et de missiles Patriot par les États-Unis, qui font état de menaces de l'Iran contre leurs intérêts.

Les États-Unis ont rappelé mercredi leur personnel diplomatique non essentiel en Irak en invoquant une « menace imminente » en « lien direct » avec l'Iran voisin, mais Donald Trump a renouvelé ses appels au dialogue.

Toutefois, à Tokyo, le chef de la diplomatie iranienne a exclu jeudi « toute possibilité » de négociations avec les États-Unis, selon des propos rapportés par l'agence japonaise Kyodo.

« Je ne sais pas pourquoi le président Trump est confiant, car c'est totalement faux », a renchéri l'influent diplomate iranien, cité par la chaîne de télévision nippone NHK.

Réactions

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo avait effectué la semaine dernière une visite surprise à Bagdad pour, avait-il expliqué, partager avec les dirigeants irakiens « les informations qui indiquent une escalade des activités de l'Iran ».

Cependant, deux groupes armés pro-iraniens en Irak ont réfuté jeudi toute menace contre des intérêts américains, dénonçant des « provocations américaines ».

Soupçonnée d'alimenter l'escalade en exagérant le niveau de la menace, l'administration Trump a plaidé mercredi la sincérité.

D'autant qu'elle a été plongée dans l'embarras par le général Chris Ghika, un porte-parole britannique de la coalition internationale, sous commandement américain, présente en Irak et en Syrie pour lutter contre les djihadistes, qui a démenti mardi toute « aggravation de la menace posée par les forces pro-iraniennes ».

Le Pentagone et le département d'État se sont relayés pour minimiser et contredire ses propos.

De son côté, le chef de la diplomatie britannique Jeremy Hunt, rappelant avoir récemment évoqué l'Iran avec Mike Pompeo, a déclaré sur Twitter: « Nous partageons la même évaluation de la menace renforcée posée par l'Iran. Comme toujours, nous travaillons étroitement avec les États-Unis ».

Autres sources de tensions, de mystérieux « actes de sabotage » de quatre navires au large des Émirats arabes unis, dont les auteurs restent inconnus, et une attaque de drones contre des stations de pompage de pétrole en Arabie saoudite qui a été revendiquée par les rebelles houthis du Yémen, soutenus par Téhéran.

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