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Les Mooseheads d'Halifax fêtent leurs 25 ans d'existence

Match des Mooseheads au Centre Scotiabank, à Halifax.

Photo : Vincent Ethier / LHJMQ Média

Radio-Canada

Il y a 25 ans, les Mooseheads d'Halifax sont devenus la première franchise des provinces maritimes à adhérer à la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). Leur arrivée, en 1994, a été accueillie avec beaucoup de scpeticisme. L'équipe a toutefois connu beaucoup de succès au cours de son premier quart de siècle d'existence.

On arrivait dans un autre ligue. La venue des équipes des Maritimes a fait en sorte que la Ligue junior majeur du Québec, comme on dit en termes de hockey, a steppé up, on a monté d'un cran, raconte Gilles Courteau, commissaire de la LHJMQ.

Il se dit très fier d'avoir réussi à convaincre les gouverneurs de la Ligue de hockey junior majeur du Québec d'accorder une équipe d'expansion à Halifax, en 1994. Le commissaire considère même cette décision comme un point tournant de l'histoire de son circuit.

Gilles Courteau en entrevue et il est souriant

Le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau, raconte qu'il n'a pas été facile de convaincre les autres équipes de la LHJMQ que d'accorder une franchise à Halifax serait une bonne chose.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Aubut

Halifax, le bout du monde

Pourtant, la tâche n'a pas été facile : à ce moment-là, pour les 13 équipes établies au Québec, Halifax semble au bout du monde.

Il y avait un membre de notre comité exécutif, Georges Morrissette, qui, quand j'ai commencé à parler de vouloir placer une franchise à Halifax, il m'a dit, "faudrait qu'on voit ton médecin, pour voir quelle sorte de pilules tu prends, parce que nous envoyer jouer dans les Maritimes, ça n'a pas de bon sens!", se rappelle Gilles Courteau.

Derrière le projet, il y avait Harold MacKay et la brasserie Moosehead. Ils avaient constaté que le hockey professionnel de la Ligue américaine ne faisait plus l'affaire des partisans néo-écossais.

Scepticisme au début

Mais la Ligue junior majeur est accueillie avec sceptiscime à Halifax, surtout lorsque les Mooseheads annoncent qu'ils joueront au Centre Metro du centre-ville d'Halifax, avec ses 10 500 sièges, plutôt qu'au Sportsplex de Dartmouth, plus petit, à l'image des autres arénas des équipes junior au Québec.

Autre élément qui tranche avec les autres équipes : la nouvelle équipe porte le nom d'une marque de bière, Moosehead.

À l'époque où les Mooseheads sont arrivés dans la Ligue, on avait encore des compagnies de cigarettes qui commanditaient. À cette époque-là, c'était pas une problématique. Aujourd'hui, ce serait peut-être différent, estime M. Courteau.

Le logo de la brasserie Moosehead.

Le nom des Mooseheads a aussi fait sourciller au début. Il n'y avait pas à l'époque d'équipe, dans la LHJMQ, qui portait le nom d'une brasserie.

Photo : Radio-Canada

Le premier camp d'entraînement de l'équipe de tient à Campbellton, au Nouveau-Brunswick et dure 20 jours. Les foules aux matchs hors concours suscitent peu d'intérêt.

Un succès fulgurant

Arrivée à Halifax, toutefois, l'équipe est accueillie les bras ouverts par ses nouveaux partisans, d'autant plus qu'elle remporte 6 de ses 10 premiers matchs. Les premières vedettes sont l'attaquant Jody Shelley et le gardien Jean-Sébastien Giguère.

Ce que les gens de la province ont apprécié, ce que j'entendais le plus, affirme Gilles Courteau, [...] c'est la proximité qu'on avait. [Les joueurs] demeuraient dans les familles, en pension, ils allaient à l'école. Donc, ç'a créé une nouvelle dynamique, C'est ça qui a fait que c'est un système d'appartenance très fort.

Des partisans en délire après un but des Mooseheads.

Des foules enthousiastes accueillent les Mooseheads dès leurs débuts.

Photo : Radio-Canada

Les Mooseheads établissent un record de foule pour une équipe d'expansion avec une moyenne de 3800 spectateurs en saison et de 8000 personnes en séries.

Leur succès a donné de la crédibilité à la LHJMQ; d'autres villes des Maritimes ont réclamé leur équipe.

Ça donné un élément nouveau à la Ligue junior majeur du Québec. À cause de la qualifé des amphithéâtres. Dès les années qui ont suivi, on a vu des arénas qui ont commencé à faire des modifications à leur aréna existant.

Gilles Courteau, commissaire de la LHJMQ

Un nouveau débouché pour les joueurs des Maritimes

L'arrivée des Mooseheads a aussi bouleversé le recrutement, au niveau junior. Avant 1994, les joueurs des Maritimes étaient libres et pouvaient offrir leurs services aux trois ligues juniors majeurs canadiennes. Il était toutefois difficile de les attirer au Québec. Tout a changé avec les Mooseheads.

On était capable de démontrer qu'un joueur anglophone était capable d'évoluer n'importe où dans la Ligue junior majeur du Québec. Puis, la transition s'est bien faite. C'est sûr que la venue de Sidney Crosby, Brad Richards, puis Nathan MacKinnon, ces joueurs-là, ç'a solidifié la présence de joueurs des provinces maritimes, analyse Gilles Courteau.

Sidney Crosby a déjoué Andrei Vasilevskiy pour porter le score à 3-0 en première période

Des joueurs de grand talent des Maritimes comme Sidney Crosby ont donné une nouvelle crédibilité à la LHJMQ.

Photo : The Associated Press / Gene J. Puskar

La jeune merveille Sidney Crosby, de Cole Harbour, dans la région d'Halifax, a grandi en regardant les Mooseheads. Il était donc naturel pour lui de jouer dans la Ligue junior majeur du Québec lorsqu'il a atteint ce niveau. Sa carrière exceptionnelle, depuis, a donné d'autres lettres de noblesses à la LHJMQ.

D'après le reportage de François Le Blanc

Nouvelle-Écosse

Hockey junior