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Des niveaux d'eau records menacent la collectivité la plus au sud du Canada

Vue d'une plage ombragée par des arbres

Située dans le lac Érié, l'île Pelée est le point le plus au sud du Canada

Photo : CBC/Bod Becken

Radio-Canada

Le maire de l'île Pelée, située dans le lac Érié, réclame l'aide des gouvernements pour faire face à l'érosion des rivages.

Les milliers de touristes qui se rendront sur l'île cet été ne remarqueront peut-être pas la façon dont les vagues et le vent venant du lac Érié arrachent des morceaux du rivage, mais la question est doit être abordée de façon urgente, explique Raymond Durocher.

Un homme et une femme sont assis devant leur maison, dans des chaises sur leur perron.

Raymond Durocher, le maire de l'île Pelée, et sa femme Louisette

Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

Nous sommes très inquiets, poursuit celui qui a été élu maire l'an dernier. Il n'est pas le premier à devoir faire face à cet enjeu.

Plusieurs de ses prédécesseurs y ont aussi été confrontés au fil des décennies. La dernière grande inondation date de 1972, lorsqu'une tempête a traversé le lac Érié.

Elle a emporté cinq chalets et inondé les terres. Il a fallu quarante jours pour vider l'île, se souvient M. Durocher.

À l'époque, le niveau de l'eau du lac Érié était plus bas, bien loin des niveaux records actuels qui menacent les chalets.

Un homme surplombe un endroit où la terre s'est affaissée à cause de l'érosion

Le littoral de l'île Pelée est durement touché par la montée des eaux et les vents violents.

Photo : CBC/Chris Ensing

Aide gouvernementale indispensable

Quelques centaines de personnes vivent sur l'île Pelée, mais lors de la saison estivale, des milliers de visiteurs se rendent dans la collectivité la plus au sud du Canada à la recherche de vignobles et de plages.

Si un nouveau traversier, le Pelee Island II, permet d'acheminer les gens depuis le continent, les vents et la crue des eaux menacent la vieille route empruntée à la descente du traversier.

Nous avons eu quelques épisodes de vent où nous avons dû réparer certaines parties de la route, mais ce ne sont que des réparations temporaires, explique M. Durocher, ajoutant qu'il faudrait disposer de grosses pierres le long de la rive pour protéger la route.

Il estime que 10 millions de dollars sont nécessaires pour sécuriser l'île et ses infrastructures contre l'érosion.

La Ville a présenté une demande de financement provincial et fédéral.

Espérons qu'ils n'attendent pas qu'on ait une urgence, précise M. Durocher.

Un route en bordure de l'eau avec des maisons d'un côté.

Les infrastructures sont à risque à cause de l'érosion.

Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

L'étude du littoral en cours

De son côté, le député provincial de Chatham-Kent-Leamington, Rick Nicholls, affirme que le gouvernement surveille la situation de près et qu'il collabore avec l'île Pelée pour étudier les secteurs à améliorer en priorité.

Nous avons aidé le canton de Pelée à entreprendre une étude de protection du littoral et d'évaluation des risques liés aux digues dans le cadre du Programme national d'atténuation des catastrophes, indique l'élu dans un communiqué.

Il précise par ailleurs que le canton a reçu l'approbation d'un financement fédéral de 50 000 $ dans le cadre du Programme national d'atténuation des catastrophes pour un nouveau projet d'élaboration d'un plan d'atténuation de la protection des rives.

Pour M. Durocher et les habitants de l'île Pelée, l'appel à l'action se fait de plus en plus pressant.

Que pouvons-nous faire de plus pour sensibiliser les différents paliers de gouvernement, s'interroge-t-il?

Avec des informations de CBC

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