•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

101 personnes évacuées et 12 intoxiquées au monoxyde de carbone à Rimouski

Des taux anormalement élevés de monoxyde de carbone ont été enregistrés dans le district de Saint-Robert, à Rimouski.

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Julie Tremblay

Plus de 100 personnes ont dû évacuer leur résidence en raison d'un taux anormalement élevé de monoxyde de carbone, mercredi soir, dans le district Saint-Robert, à Rimouski.

Douze d'entre elles ont été transférées à l'hôpital, dont de jeunes enfants et des personnes âgées, puisqu'elles avaient subi une intoxication légère. Elles ont obtenu leur congé d'hôpital depuis.

Selon la Ville de Rimouski, cette situation résulte du dynamitage qui a eu lieu mercredi pour les travaux de renouvellement des réseaux d'aqueduc et d'égout dans la rue Saint-Joseph Ouest.

Le conseiller du district Saint-Robert, Jocelyn Pelletier; le directeur du Service de sécurité incendie de la Ville de Rimouski, Jean-Sébastien Meunier; le maire de Rimouski, Marc Parent et le directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent, Sylvain Leduc, en point de presse.

Le conseiller du district Saint-Robert, Jocelyn Pelletier; le directeur du Service de sécurité incendie de la Ville de Rimouski, Jean-Sébastien Meunier; le maire de Rimouski, Marc Parent, et le directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent, Sylvain Leduc, en point de presse

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Un taux 70 fois supérieur à la normale

Sept détecteurs de monoxyde de carbone, qui avaient été installés de façon préventive dans certaines résidences situées dans le secteur, affichaient un taux allant jusqu'à 700 parties par million (ppm), alors que la norme est de 10 ppm.

Le taux de CO [monoxyde de carbone] était beaucoup plus élevé que la norme acceptable. À ce moment-là, les résidents, on leur a demandé d'évacuer.

Marc Parent, maire de Rimouski

La Ville de Rimouski a déclenché son plan de mesures d'urgence. Un périmètre de sécurité a été déterminé, et 35 pompiers ont visité les 190 résidences et appartements qui s'y trouvent.

Carte du secteur évacué

Toutes les résidences qui se trouvent sur les rues Notre-Dame O., Saint-Joseph O. et Saint-Laurent O., entre les avenues Rouleau et Michaud, ont été évacuées. Le secteur où des taux anormalement élevés de monoxyde de carbone ont été enregistrés est indiqué en rouge.

Photo : Courtoisie Ville de Rimouski

Un retour à la maison surveillé

On ignore pour le moment le nombre de personnes qui ont déjà réintégré leur résidence. La Ville précise que, si tout va bien, les résidents devraient pouvoir retourner chez eux d'ici jeudi soir.

On va équiper chacun des résidents avec un détecteur de monoxyde de carbone, et ils pourront réintégrer leur appartement à partir du moment où les services incendie auront validé que les normes sont respectées, a affirmé le maire Parent.

Le directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent, le Dr Sylvain Leduc.

Le directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent, le Dr Sylvain Leduc

Photo : Radio-Canada

Le directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent, Sylvain Leduc, précise toutefois que les résidents devront être vigilants pendant les deux prochaines semaines.

Dans le cas présent, le gaz est trappé dans le sol pendant 14 jours. Il n'est pas impossible que du gaz s'infiltre à nouveau dans les domiciles.

Sylvain Leduc, directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent

Symptômes d'une intoxication au monoxyde de carbone

  • maux de tête
  • étourdissements
  • nausées et vomissements
  • somnolence
  • perte de conscience
Une rue creusée avec une pelle mécanique.

Les travaux ont été suspendus dans le secteur de Saint-Robert.

Photo : Radio-Canada / Sandra Fillion

Travaux suspendus

Les travaux effectués dans le quartier ont été suspendus. L'entrepreneur qui en est responsable devra fournir un protocole de reprise des travaux.

Avant de reprendre les travaux, on va tenter de mieux comprendre ce qui s'est passé afin d'éviter que pareille situation se reproduise.

Marc Parent

La Sûreté du Québec et la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) ont ouvert une enquête, mais affirment qu'il est trop tôt pour savoir si des accusations seront portées.

Avec la collaboration d'Ariane Perron-Langlois

Bas-Saint-Laurent

Prévention et sécurité