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Des opposants à des projets miniers en Colombie-Britannique créent une coalition

Le déversement d'eaux usées en août 2014 de la mine du Mount Polley en Colombie-Britannique
En août 2014, la rupture d'une digue avait entraîné le déversement d'eaux usées de la mine du Mount Polley, près du lac Quesnel. Photo: La Presse canadienne / Jonathan Hayward
Adrien Blanc

Des opposants au rejet de déchets miniers dans le lac Quesnel et des représentants de la Première Nation des Tsilhqot'in, qui contestent un permis de forage près de Williams Lake, rejoignent une coalition de 33 associations environnementales pour changer les lois sur les mines en Colombie-Britannique.

Alors que l’Association des industries minières de la province a déclaré le mois de mai Mois de la reconnaissance et de la célébration de cette industrie moderne, la coalition, à l’inverse, appelle à une réforme de la vieille loi sur les mines qui date du 19e siècle, une des plus vieilles lois minières au Canada.

La Coalition pour une réforme minière en Colombie-Britannique s’est formée au début de l’année. Elle est le fruit d’un partenariat entre des organismes comme la fondation David Suzuki et Amnistie internationale et des associations locales comme Concerned Citizens of Quesnel Lake, qui conteste un permis accordé à une entreprise minière qui lui permet de déverser des déchets dans le lac Quesnel.

Une trentaine de personnes prennent la pose devant le bâtiment de l'Assemblée législative à Victoria.Des membres de la coalition ont porté leurs revendications devant l'Assemblée législative, mercredi. Photo : Radio-Canada / Adrien Blanc

Le porte-parole de la coalition, Ugo Lapointe, estime que les lois britanno-colombiennes ne respectent pas suffisamment les droits des propriétaires des terres sur lesquelles les mines se trouvent, notamment les droits des Premières Nations.

Ugo Lapointe voudrait des amendes plus lourdes pour les entreprises qui ne dépolluent pas leurs sites miniers. Il faut aussi, dit-il, des règles plus claires en ce qui concerne le dédommagement des victimes et le coût du nettoyage.

Le gouvernement annoncera dans les prochaines semaines une nouvelle politique pour le nettoyage des sites miniers et des garanties financières pour nettoyer les sites miniers. Alors nous voulons être prêts à réagir à ça explique-t-il.

Mercredi, la coalition a publié des images qui auraient été filmées dans le lac Quesnel, au nord de Kamloops, où l’on voit un pipeline rejeter ce qui serait des déchets provenant de la mine de cuivre du Mount Polley.

Un tuyau rejette sous l'eau un liquide chargé de particules.Image d'une vidéo de l'association Concerned Citizens of Quesnel Lake, censée représenter des déchets miniers rejetés dans le lac Quesnel. Photo : YouTube / Concerned Citizens of Quesnel Lake

Ce déversement a été autorisé par le gouvernement provincial. Il s’agirait de déchets traités et rejetés à 45 mètres de profondeur.

En moyenne, une mine va avoir 1 % de métal, et 99 % de déchets miniers à stocker. Il faut s'assurer que ça ne s'écoule pas dans l'environnement.

Ugo Lapointe, porte-parole de la Coalition pour une réforme minière en Colombie-Britannique

La coalition assure qu'elle n'est pas contre l'industrie minière, mais qu'elle veut trouver des moyens de maintenir ces mines en respectant l'environnement et le bien-être des communautés.

Avec les informations de Benoît Ferradini

Colombie-Britannique et Yukon

Industrie minière