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Mort d'une fillette de Granby : des employés de la DPJ victimes d’intimidation

Marlene Gallagher, directrice de la Protection de la jeunesse et directrice provinciale pour la région de la Côte-Nord

Marlene Gallagher, directrice de la Protection de la jeunesse et directrice provinciale pour la région de la Côte-Nord

Photo : Radio-Canada

Laurence Royer

Des employés de Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) de la Côte-Nord sont victimes d'intimidation en lien avec la mort de la jeune fille de Granby, selon la directrice, Marlene Gallagher.

Marlene Gallagher affirme que des employés de la DPJ se font interpeller dans les lieux publics. Des gens appellent aussi sur la ligne téléphonique qui sert à émettre des signalements pour faire part de leurs opinions, surtout négatives, sur le travail de la DPJ.

[On nous dit] qu’on ne fait pas notre travail, qu’on n’est pas au rendez-vous.

Marlene Gallagher, directrice de la Direction de la protection de la jeunesse de la Côte-Nord

Marlene Gallagher ajoute que les employés préfèrent éviter de mentionner qu’ils travaillent pour la DPJ. Certains évitent même de se retrouver dans des lieux publics et d’utiliser les médias sociaux. Pour le personnel, c’est extrêmement difficile, dit-elle. Ils sont fiers de leur travail, ils sont fiers de ce qu’ils font. Présentement, il y en a plusieurs qui ne veulent pas dire qu’ils travaillent pour la protection de la jeunesse.

Choisir le bon moment pour émettre des opinions

Marlene Gallagher croit que la méconnaissance du public à l’égard du travail que fait la DPJ explique cette réaction qu’ont certains citoyens.

Elle rappelle que des consultations publiques sont ponctuellement organisées par le Centre intégré de la santé et des services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord pour récolter les opinions des citoyens à ce sujet.

Que des gens nous critiquent c’est une chose, mais une critique c’est intéressant quand ça vient avec une piste d’amélioration.

Marlene Gallagher, directrice de la Direction de la protection de la jeunesse de la Côte-Nord

Nombre de signalements record à Sept-Îles

La DPJ sur la Côte-Nord reçoit actuellement 16 signalements par jour en moyenne. Il s’agit d’un nombre record d’appels.

C’est du jamais vu, mais si les gens sont inquiets, c’est correct. On est la place à appeler.

Marlene Gallagher, directrice de la Direction de la protection de la jeunesse de la Côte-Nord
Un jeune assis sur le sol.

Déposé mercredi avant-midi, le 15e bilan annuel de la direction de la protection de la jeunesse de la région de l’Outaouais dénombre 17 situations signalées par jour.

Photo : iStock / Katarzyna Bialasiewicz

Par ailleurs, 151 signalements sont en attente de traitement. Il s’agit d’un nombre particulièrement élevé selon Marlene Gallagher.

Elle croit qu'une prise de conscience collective, entraînée par le drame de Granby, explique cette hausse. Elle rappelle qu’une augmentation semblable avait été observée après un drame survenu en avril 2018 à Sept-Îles.

Le CISSS de la Côte-Nord a ouvert sept postes à la DPJ pour accélérer le processus de traitement des signalements. L’organisme était en déficit d’employés depuis un moment en raison, notamment, d’un congé de maternité.

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