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Les MRC et associations de l'Abitibi-Témiscamingue adoptent une position commune sur l'enjeu des abris sommaires

Le conseil des maires de la MRC de la Vallée-de-l'Or (MRCVO)

Le conseil des maires de la MRC de la Vallée-de-l'Or (MRCVO)

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Thomas Deshaies

Le conseil des maires de la MRC de la Vallée-de-l'Or (MRCVO) a annoncé mercredi matin que les MRC et les associations de chasses et pêches de la région ont adopté une position commune sur l'enjeu des abris sommaires et des baux de villégiature. Ils réclameront d'une seule voix certains assouplissements aux règles édictées par le gouvernement du Québec.

Selon la MRCVO, une très forte proportion d'abris sommaire, plus communément appelée camps de chasse, ne sont pas conformes aux normes imposées par le gouvernement du Québec, notamment en ce qui concerne la superficie des infrastructures.

Alors que des discussions ont lieu depuis plusieurs années sur le sujet, les MRC de la région et des associations d'utilisateurs du territoire en sont récemment venues à une position commune. Ils plaident notamment pour que la grandeur permise pour les camps de chasse soit de 40 mètres, plutôt que 30 mètres. Ils souhaitent que le gouvernement autorise une nouvelle catégorie de camp de chasse, qualifié de « rehaussé ».

Il y aurait la possibilité d'avoir une petite remise et d'habiter la partie toiture, pour mettre un lit, cite par exemple le directeur du Service de l'aménagement, Mario Sylvain.

La conversion volontaire par les citoyens des baux d'abris sommaires en baux de villégiature fait aussi partie des demandes.

Consensus régional

Le préfet de la MRCVO, Pierre Corbeil, est confiant que ce consensus régional convaincra le ministère des Ressources naturelles de modifier ses normes.

La pratique de la chasse et de la pêche a évolué au cours des décennies précédentes. On est passé d'un mode de camp de chasse, de vacances automnales annuelles, principalement souvent en gars, à une fréquentation un peu plus grande, sur une base familiale où entre couples d'amis, explique M. Corbeil pour justifier les ajustements réglementaires.

L'argumentaire sera déposé dans les prochaines semaines au ministère, indique le directeur du Service de l'aménagement de la MRCVO, Mario Sylvain.

L'ancien maire de Lebel-Sur-Quévillon, Gérald Lemoyne, qui milite depuis plusieurs années en faveur d'ajustements aux règles entourant des baux d'abris sommaires, se réjouit de cette prise de position régionale. Le fait de permettre des abris sommaires plus grands règlerait un bon nombre de dossiers, croit-il.

Il estime aussi que de permettre la conversion des baux d'abris sommaires en baux de villégiature sera une solution pour bons nombres de citoyens. Je pense que ça va régler au-delà de 90 % des dossiers, estime-t-il.

Abitibi–Témiscamingue

Chasse et pêche