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Chrystia Freeland en visite à Cuba pour parler du Venezuela

Plan rapproché de Mme Freeland devant le Capitole, à Washington.
Chrystia Freeland a quitté Washington mercredi après-midi pour se rendre à La Havane. Photo: Getty Images / AFP/Nicholas Kamm
Radio-Canada

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, rencontrera son homologue cubain, Bruno Eduardo Rodríguez Parrilla, jeudi, à La Havane, pour discuter notamment de la détérioration de la situation au Venezuela. Il sera également question de la décision des États-Unis de permettre les poursuites judiciaires contre des entreprises étrangères qui ont investi dans des propriétés cubaines confisquées après la révolution castriste.

La ministre, qui était mercredi à Washington pour y discuter de l'éventuelle levée des tarifs douaniers sur l'acier et l'aluminium, a pris l'avion en fin de journée pour se rendre à Cuba.

Elle a annoncé que la crise vénézuélienne serait au coeur de ses échanges avec son vis-à-vis cubain.

Il est d’une importance cruciale que des représentants de nos deux pays se rencontrent pour discuter de la crise économique, politique et humanitaire au Venezuela, et des mesures que nous pouvons prendre ensemble pour y remédier.

Chrystia Freeland, ministre canadienne des Affaires étrangères, dans un communiqué

Mme Freeland a dit suivre la situation « de très près », il y a deux semaines. Elle participait à une réunion d'urgence du Groupe de Lima qui compte, en plus du Canada, 13 pays latino-américains majoritairement hostiles au président vénézuélien Nicolas Maduro.

« Nous appelons le régime de Nicolas Maduro à se retirer et à permettre la résolution pacifique de cette crise, conformément à la Constitution vénézuélienne », a-t-elle alors déclaré.

Plan moyen de M. Parrilla.Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez Parrilla, recevra jeudi sa vis-à-vis canadienne Chrystia Freeland. Photo : Getty Images / AFP/Yamil Lage

La loi Helms-Burton

Une question qui préoccupe encore davantage les Cubains sera au menu de la rencontre de jeudi : la décision de Washington de permettre la pleine application de loi Helms-Burton pour ainsi décourager les investissements étrangers à Cuba.

J’ai hâte de discuter de la façon dont nous pouvons travailler ensemble pour défendre les Canadiens qui font du commerce et des investissements légitimes à Cuba à la lumière de la levée par les États-Unis de la suspension du Titre III.

Chrystia Freeland, ministre canadienne des Affaires étrangères, dans un communiqué

Le Titre III est un article de la loi Helms-Burton de 1996 qui n'a jamais été utilisé. Il permet aux Américains de poursuivre en justice des sociétés étrangères liées à des propriétés cubaines confisquées après la révolution de 1959.

Le mois dernier, le Canada et l’Union européenne avaient dénoncé la décision des États-Unis d'autoriser les actions en justice contre ces entreprises.

Depuis que Washington a annoncé ses couleurs, en janvier, les membres du gouvernement Trudeau ont insisté plusieurs fois sur leurs inquiétudes quant aux conséquences négatives possibles sur les Canadiens qui ont investi à Cuba.

Les observateurs craignent que la décision du gouvernement américain n’entraîne des milliers de procès, dont peu ont des chances d’aboutir.

Mais ce sont évidemment surtout les Cubains qui risquent de faire les frais d’une pleine application de la loi Helms-Burton. La Havane compte énormément sur les investissements étrangers pour soutenir son économie, déjà minée par les pénuries.

Plusieurs pays étrangers, dont le Canada, ont investi à Cuba au cours des 50 années de l'embargo économique américain. L'ancien président Barack Obama l'avait assoupli tandis qu'il cherchait à normaliser les relations américano-cubaines, mais M. Trump a fait marche arrière depuis son accession à la Maison-Blanche.

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