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La croissance du Bas-Saint-Laurent freinée par le vieillissement de sa population

À l'avant-plan, on voit une berge et la mer ; au loin, le phare de Pointe-au-Père.

Coucher de soleil sur le secteur Pointe-au-Père, à Rimouski

Photo : Radio-Canada / Laurie Dufresne

Jean-Louis Bordeleau

Selon la plus récente étude économique du Mouvement Desjardins, le vieillissement de la population du Bas-Saint-Laurent freinera la croissance économique de la région. Toutefois, l'innovation pourrait sauver la mise.

D'ici 2021, la totalité des emplois à combler sera liée aux départs à la retraite, peut-on lire dans le document de neuf pages.

Durant cette période, les entreprises de la région devront même réduire leurs effectifs d'environs 600 travailleurs. On perd du monde d'année en année, résume une des autrices de l'étude Chantal Routhier.

En conséquence, on va voir une baisse pour la demande de service de proximité notamment, moins de demandes au niveau de l'habitation.

Portrait de Chantal Routhier, économiste senior chez Desjardins

Chantal Routhier est économiste séniore chez Desjardins

Photo : Courtoisie Desjardins

Ailleurs au Québec, on sent déjà les effets du vieillissement de la population. Au Bas-St-Laurent, ils sont davantage présents.

Chantal Routhier, économiste séniore du Mouvement Desjardins

La croissance du PIB devrait osciller autour de 1 % dans les prochaines années au Bas-St-Laurent, tandis que pour l'ensemble du Québec Desjardins prévoir une croissance près de 3 %.

Aussi, le taux de chômage continuera de diminuer. Ce dernier devrait atteindre 5,1 % en 2020, un creux en plus de 20 ans, indique l'étude.

Par ailleurs, l'âge médian dans la région continue d'augmenter. Il a atteint 50 ans l'an dernier, alors que la moyenne québécoise se situe à près de 42,5 ans.

L'étude indique que pour demeurer compétitives et attractives, les entreprises doivent encourager l'automatisation de leur production, l'immigration, la bonification salariale ou encore les programmes études-travail.

La solution dans l'innovation

Pour soutenir la croissance, Chantal Routhier invite la communauté socio-économique à innover.

Déjà, la culture de la noisette et le secteur des jeux vidéos à Rimouski dynamisent la région. L'économie pourrait être un peu moins dynamique si on n'avait pas déjà entamé ces efforts-là il y a quelques années déjà, de rajouter l'économiste séniore.

Les Bas-Laurentiens doivent d'autant plus diversifier leur économie que l'on ne s'attend pas à de grands chantiers éoliens dans les prochaines années.

Quand on rentre en phase de diversification économique, c'est jamais des effets qui sont instantanés. Ça prend toujours un certain temps. Il faut que les entreprises s'adaptent. La main-d'oeuvre doit se former. Donc les gains, les fruits de ces initiatives-là, viennent avec le temps, avec les années.

Chantal Routhier ne croit donc pas que la région se dévitalise. Les efforts qui sont faits par les gens d'affaires, la communauté socio-économique, font la différence.

Bas-Saint-Laurent

Indicateurs économiques