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Un début de saison exceptionnel pour les pêcheurs de crabe

Un crabe des neiges fraîchement pêché.
Les prises sont nombreuses depuis le début de la saison de la pêche au crabe des neiges dans la Péninsule acadienne, dans le nord du Nouveau-Brunswick. Photo: Radio-Canada / François Vigneault
Radio-Canada

Toutes les conditions sont réunies pour permettre aux crabiers d'amorcer la saison de pêche du bon pied, mais les usines de transformation de la Péninsule acadienne sont débordées et peinent à suivre le rythme.

Les quais de la Péninsule acadienne ne dérougissent pas depuis le début de la saison, le 2 mai. Les débarquements de crabe des neiges se font à un rythme effréné.

C’est assez exceptionnel, lance le président de l’Association des transformateurs de crabe du Nouveau-Brunswick, Gilles Thériault.

On n’a jamais vu autant de débarquement dans un si court laps de temps.

Gilles Thériault, président de l’Association des transformateurs de crabe du Nouveau-Brunswick

Une surcharge pour les usines

Les choses vont tellement bien pour les crabiers que les usines de transformation peinent à traiter toute la ressource qu’elles reçoivent. La charge de travail a même entraîné l’épuisement des employés. Certains ont travaillé plus de 80 heures au cours de la semaine dernière.

Ça a été très taxant chez les employés, admet Gilles Thériault. Il y en a qui n’ont simplement pas pu tenir la cadence, qui ont dû lâcher.

Débordées, certaines usines n’ont eu d’autres choix que de faire transformer leur crabe à l’extérieur de la région. Il y a une quantité assez importante de crabe qui est sortie de la province, que ce soit au Québec ou en Nouvelle-Écosse, sinon on allait le perdre.

Mais même avec ces efforts, il y aurait eu des pertes, du crabe qui n’aurait pas pu être traité dans les temps requis. J’ai eu des échos de ça, j’ai fait une vérification et, à ma connaissance, il y en aurait eu très peu, nuance toutefois Gilles Thériault.

C’est une ressource qu’on ne devrait pas perdre, se désole le directeur général de l’Association des pêcheurs professionnels crabiers acadiens, Paul Robichaud.

Le directeur général de l’Association des pêcheurs professionnels crabiers acadiens, Paul Robichaud.Paul Robichaud rappelle que les pêcheurs doivent conjuguer avec plusieurs facteurs qui sont, pour la plupart, hors de leur contrôle. Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Il rappelle toutefois que la saison ne dure que huit semaines et que les pêcheurs doivent conjuguer avec des éléments difficiles à contrôler.

Vous êtes à la merci de la température, vous êtes à la merci des baleines et vous êtes à la merci aussi si le crabe va être au rendez-vous. Donc vous n’avez pas tellement de temps à perdre.

Paul Robichaud, directeur général de l’Association des pêcheurs professionnels crabiers acadiens

La situation devrait se stabiliser au cours des prochaines semaines, assure cependant Paul Robichaud, qui ajoute que des usines commencent à s’entendre avec des pêcheurs pour limiter les sorties en mer et les captures.

C’est dur, mais on va tout faire pour essayer d’aider l’industrie, lance le crabier Jean-Pierre Haché. On aurait pu en prendre plus, mais on se limite à ce que l’usine veut et on respecte les travailleurs d’usine.

Le crabier Jean-Pierre Haché devant un panier de crabes. Agrandir l’imageLe pêcheur de crabe des neiges Jean-Pierre Haché explique qu'il tente de respecter les limites des usines. Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Environnement Canada prévoit du temps un peu plus maussade ces prochains jours, ce qui pourrait contribuer à ralentir la cadence des débarquements et donner un répit aux employés d'usines.

D’après un reportage de François Vigneault

Nouveau-Brunswick

Industrie des pêches