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Le GHB, une drogue prise de façon volontaire

On voit trois grands verres remplis de boissons colorées.
Des cocktails préparés dans un bar Photo: iStock / Tsuguliev
Emily Blais

Le GHB, cette drogue décrite comme la drogue du viol, est aussi utilisé à d'autres fins. Des jeunes en prennent volontairement en Abitibi-Témiscamingue, au risque de terminer leur soirée à l'hôpital.

La Sûreté du Québec a été informée de cas de surdoses en Abitibi-Témiscamingue. Précisément dans la MRC de Rouyn-Noranda pour le moment. En fait c'est que les policiers ont été alertés dans les derniers mois d'une consommation anormale de GHB. Parce qu'il faut savoir que le GHB c'est une drogue qui est illégale, mais qu'on retrouve relativement facilement sur le territoire, confirme Hugues Beaulieu, agent à l'information à la Sûreté du Québec.

Le GHB, c'est cette drogue liquide, incolore et inodore, qu'on peut aussi trouver sous forme d'une poudre blanche.

Une drogue récréative...

La substance agit en quelques minutes et procure des sensations similaires à celles de l'alcool, sans les effets d'un lendemain de veille.

Il faut dire que la majorité des consommations de GHB se font de façon volontaire contrairement à la croyance.

Daniel Boisvert, chef régional des services en dépendances et santé mentale

Des policiers sensibilisent les propriétaires de bars et leur personnel à Rouyn-Noranda aux changements soudains de comportements.

On leur demande de référer ces clients-là au centre hospitalier le plus rapidement possible justement pour s'assurer qu'il n'y ait pas de surdoses fatales, précise Hugues Beaulieu.

Les effets du GHB dépendent aussi de la quantité ingérée. En plus grande quantité, encore exactement comme l'alcool on va avoir des vomissements, des étourdissements avec amnésie, des black-out, et en plus grande quantité ça peut causer la mort, signale le chef régional des services en dépendances et santé mentale explique que les conséquences dépendent de la quantité ingérée.

...parfois ingérée involontairement

Il est aussi difficile de mesurer la concentration de GHB, contrairement à une bouteille d'alcool.

Hugues Beaulieu, agent à l'information pour la Sûreté du Québec signale que si certains en prennent volontairement, d'autres n'en ont pas conscience. Parfois ce sont des gens autour qui en ont eux-mêmes dans leur verre et qui se font subtiliser ce verre-là. Parfois c'est ça la consommation involontaire, dit-il.

Le GHB est une drogue illégale. La possession et la distribution peuvent mener à des accusations graves.

La consommation régulière peut créer une dépendance. Daniel Boisvert, chef régional des services en dépendances et santé mentale, recommande de se présenter à l’accueil de n’importe quel CLSC pour avoir de l’aide.

Abitibi–Témiscamingue

Drogues et stupéfiants