•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Pas plus de danger d'incendie pour les forêts de la Côte-Nord en 2019

Un boyau d'arrosage dans la forêt brûlée de Labrieville.
(Archives) Le feu de Labrieville sur la Côte-Nord Photo: SOPFEU
Laurence Royer

Les risques de feu de forêt ne sont pas plus élevés pour la Côte-Nord cette année qu'en 2018, selon les prévisions de Ressources naturelles Canada.

Les risques d’incendie forestier sont même faibles en ce début de saison, en raison de l’important couvert de neige au sol dans les boisés de la Côte-Nord.

Même si Ressources naturelles Canada anticipe de faibles risques de feux de forêt, la région n’est pas à l’abri de grands brasiers, comme celui qui a longtemps brûlé à Labrieville l’été dernier.

La fumée monte de ce secteur du brasier.Le feu de Labrieville pendant l'été 2018 Photo : SOPFEU

Le chercheur en écologie forestière pour Ressources naturelles Canada, Yan Boulanger, explique que les conditions météo peuvent rapidement faire augmenter les risques d’incendie. Ça prend seulement quelques jours de sécheresse sans précipitations et une température relativement élevée et s'il y a un allumage, ça peut mener à des conditions très, très difficiles.

Yan Boulanger remarque toutefois que les changements climatiques se font déjà sentir. Depuis les années 1970, Ressources naturelles Canada a noté une augmentation de 300 000 hectares de forêt brûlés au Canada chaque décennie.

Le pire est à venir

Selon le chercheur, les risques de feux de forêt et les superficies brûlées ne feront qu’augmenter dans les prochaines années autant sur la Côte-Nord qu’ailleurs au Canada.

On s'attend à ce que durant la période de 2071 à 2100, les aires brûlées soient de trois à quatre fois supérieures à celles qui ont été observées durant les trente dernières années.

Yan Boulanger, chercheur en écologie forestière pour Ressources naturelles Canada
Il est debout devant l'hélikite qui flotte dans le ciel.Le chercheur en écologie forestière, Yan Boulanger Photo : Radio-Canada / François Gagnon

La SOPFEU doit s’ajuster

La Société de protection contre le feu (SOPFEU) a commencé des études pour pouvoir s’ajuster à cette augmentation des risques.

Cette année, une vingtaine de pompiers forestiers supplémentaires ont été embauchés et des mises à niveau des équipements des avions-citernes « en précision des besoins futurs » ont été faites, précise le coordonnateur du service science, analyse et performance de la SOPFEU, Jonathan Boucher.

D’autres ajustements pourraient être faits à la suite de l’étude qui est réalisée par la SOPFEU.

Avec les informations de François Robert

Côte-Nord

Feux de forêt