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Tensions avec l'Iran : Washington retire d'Irak une partie de ses diplomates

Arrivée du secrétaire d'État américain Mike Pompeo à Bagdad, en Irak. Il est en compagnie du secrétaire d'État par intérim aux Affaires du Proche-Orient, David Satterfield, et du chargé d'affaires, à l'ambassade américaine à Bagdad, Joey Hood.
De droite à gauche : Le secrétaire d'État américain, Mike Pompeo, en compagnie du chargé d'affaires à l'ambassade américaine à Bagdad, Joey Hood et du secrétaire d'État par intérim aux Affaires du Proche-Orient, David Satterfield, à son arrivée à Bagdad, en Iraq, le 7 mai 2019. Photo: Reuters / Pool via Reuters
Radio-Canada

Le département d'État américain a ordonné mercredi à son personnel diplomatique non essentiel de quitter l'ambassade de Bagdad et le consulat d'Erbil (dans le Kurdistan irakien), dans un contexte de tensions croissantes avec l'Iran voisin. Une décision qui a poussé d'autres pays à prendre des mesures de précaution.

« Les services habituels de visa dans les deux postes sont temporairement suspendus », précise la diplomatie américaine, prévenant avoir « une capacité limitée pour fournir des services d'urgence aux citoyens américains en Irak ».

Le département d'État explique dans un avis déconseillant aux voyageurs de se rendre en Irak que « de nombreux groupes terroristes et rebelles sont actifs » et « attaquent régulièrement les forces de sécurité irakiennes comme les civils ».

Prié de dire si Téhéran était impliqué dans ces menaces aux yeux de l'administration américaine, un responsable a répondu : « C'est directement lié à l'Iran, de multiples flux de menaces en lien direct avec l'Iran ».

Des responsables ont fait état de nouveaux renseignements qui ont conduit à la décision de rappeler une partie des diplomates présents en Irak; ils ont toutefois refusé de dire si ces menaces étaient plus imminentes.

Du côté irakien, le premier ministre, Adel Abdoul Mahdi, a déclaré mardi que Bagdad n'avait relevé aucune activité menaçante des milices chiites irakiennes soutenues par l'Iran. « Nous l'avons dit aux Américains. », a-t-il ajouté.

Les responsables américains ont assuré que leur décision n'était en revanche pas motivée par une action militaire imminente contre l'Iran ou ses groupes alliés dans la région.

Si le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a assuré mardi à Moscou que les États-Unis « ne cherchent pas une guerre avec l'Iran », le Kremlin s'est dit mercredi inquiet de cette « escalade des tensions », a fait savoir son porte-parole Dmitri Peskov, accusant les États-Unis de « provoquer » l'Iran.

De son côté, le président Trump a réagi en avançant que contrairement à ce qui est dit, sa politique au Moyen-Orient est un processus simple et que « l'Iran voudra discuter bientôt".

La semaine dernière, le Pentagone a annoncé l'envoi, dans la région, d'un navire de guerre et d'une batterie de missiles Patriot, s'ajoutant au déploiement du porte-avions USS Abraham Lincoln et de bombardiers B-52.

Mesures de précaution

Peu après la décision de Washington de rapatrier certains diplomates, les armées allemande et néerlandaise ont annoncé avoir suspendu jusqu'à nouvel ordre leurs opérations de formation militaire en Irak. Berlin, qui déploie actuellement quelque  160 instructeurs  sur place, a invoqué une « vigilance accrue », tandis que La Haye, qui dispose de  50 instructeurs , a évoqué des « menaces ».

« La Bundeswehr a suspendu sa formation », a déclaré à la presse le porte-parole du ministère allemand de la Défense, Jens Flosdorff, en réponse à une question sur l'attitude de l'Allemagne en Irak face aux tensions avec l'Iran dans la région. Il a parlé d'une « vigilance accrue » de l'armée allemande dans le pays, sans exclure que les exercices menés par les instructeurs puissent reprendre « dans les prochains jours » si la situation le permet.

Le ministère français des Armées a pour sa part fait savoir à Reuters qu'aucun changement de l'engagement français en Irak n'a lieu actuellement.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

International