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Une ministre nie avoir voulu favoriser l’entrée d’étrangers sous surveillance

Portrait d'une femme.

La ministre néo-démocrate Jinny Sims s'est défendue d'avoir mal agi en signant des lettres de recommandation pour des ressortissants étrangers dont certains étaient sur une liste de personnes à surveiller.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La ministre des Services aux citoyens de la Colombie-Britannique, Jinny Sims, réfute des allégations formulées par une ancienne adjointe de son bureau de circonscription, qui l'accuse d'avoir tenté de faciliter l'entrée au Canada de ressortissants étrangers en échange de contributions financières.

L’ancienne employée de Mme Sims, qui a travaillé pendant six semaines pour la députée de Surrey-Panorama en début d’année, avant d’être congédiée, a fait parvenir deux lettres au bureau du premier ministre dans lesquelles elle accuse la ministre d’une série d’inconduites.

Selon ces allégations, Jinny Sims aurait signé des lettres de recommandation pour 10 citoyens pakistanais cherchant à obtenir un visa canadien, dont trois font partie d’une liste de personnes à surveiller aux États-Unis, en mentionnant son titre de ministre plutôt que celui de députée.

Ces lettres de recommandation ont été envoyées au bureau du député fédéral John Aldag, les visas étant de juridiction fédérale. Jinny Sims affirme qu’elle connaît les personnes qui parrainent les personnes pour lesquelles elles ont été écrites. « Dans ce cas-ci, je connaissais certaines des personnes qui souhaitaient venir au Canada, mais dès que le député [Aldag] m’a informée des problèmes concernant leurs antécédents judiciaires, je leur ai fait savoir que je n’étais plus intéressée », assure la ministre.

Jinny Sims soutient également que la référence à son titre de ministre est une « erreur du bureau de circonscription » et elle promet de s’assurer que cela ne se reproduira plus.

Contributions financières

La ministre néo-démocrate s’est défendue d’avoir mal agi après que le député libéral Mike de Jong eut mentionné le contenu d’une des lettres de l’ancienne adjointe de circonscription pendant la période des questions à l’Assemblée législative de la Colombie-Britannique, mardi.

Mike de Jong a mentionné que Jinny Sims avait « essayé de faire entrer au Canada des ressortissants étrangers sous surveillance en échange de sommes d’argent, selon les allégations contenues dans la lettre ».

La ministre Sims dément ces accusations. Elle assure qu’il n’y a pas eu de contributions financières à sa campagne et qu’il n’a jamais été question d’argent.

Les affirmations présentées dans les lettres de l’ancienne employée n’ont pu être confirmées de façon indépendante et les membres du Parti libéral de la Colombie-Britannique n’y ont pas fait référence à l’extérieur de la Chambre, où ils sont protégés par le privilège parlementaire.

Accès à l’information

Dans les lettres envoyées au bureau du premier ministre, l’ancienne adjointe de circonscription accuse aussi Jinny Sims d’avoir utilisé des adresses courriel et des comptes de médias sociaux personnels pour discuter d’affaires ministérielles, ce qui nuirait aux demandes d’accès à l’information.

La ministre des Services aux citoyens assure que ces allégations ne sont pas fondées. « Je suis très précise quant à la distinction entre les communications gouvernementales et les communications avec les électeurs, dit-elle. C’est mon courriel du gouvernement qui doit être utilisé pour le travail gouvernemental, mais pas pour les échanges avec mes électeurs. Ce sont les règles. »

Jinny Sims est également la ministre responsable des règles sur l’accès à l’information.

Avec des informations de Tanya Fletcher, Paisley Woodward et Justin McElroy

Colombie-Britannique et Yukon

Politique provinciale