•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Transports Canada exempte les navettes aériennes de la STQ de certaines procédures de sécurité

Un avion s'apprête à décoller.
L'un des avions de la desserte aérienne (Archives) Photo: Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau
Radio-Canada

Les usagers des navettes aériennes mises en place par la Société des traversiers du Québec (STQ) pour palier les problèmes avec les traversiers entre Matane et la Côte-Nord pourront continuer de monter à bord des avions sans passer par un contrôle de sécurité.

Dans un courriel transmis à Radio-Canada mercredi, le ministre des Transports, Marc Garneau, confirme que son ministère a accordé une exemption sur les procédures de sécurité aux navettes aériennes mises en place par la STQ entre Mont-Joli, Baie-Comeau et Sept-Îles.

Depuis le mois de décembre, lorsque la navette aérienne a été mise en place, 16 000 passagers sont montés dans les avions sans aucun contrôle de sécurité et sans que leurs bagages soient inspectés.

Le ministre ne précise pas la nature de cette exemption, mais dit suivre la situation de près. Il ajoute que cette exemption est accompagnée de mesures d’atténuation des risques qu’il ne peut rendre publiques pour des raisons de sécurité.

Dans sa déclaration écrite, le ministre indique que Transports Canada a pris cette décision après avoir évalué le risque, l’applicabilité et la nécessité pour les communautés de pouvoir se déplacer.

À sa sortie du caucus des députés libéraux, Marc Garneau s'est dit rassuré par les mesures prises par son ministère pour assurer la sécurité des navettes aériennes de la STQ.

Je suis satisfait que nous avons examiné la situation et que la sécurité a été adressée (sic), a-t-il déclaré.

Une situation particulière

L'expert en sécurité et ancien cadre des services secrets canadiens, Michel Juneau-Katsuya, explique que les liaisons aériennes de la STQ représentent une situation particulière.

Ce sont des vols nolisés mais ce sont des gens qui n'appartiennent pas à une compagnie ou un club de hockey ou quelque chose de ce genre-là qui sont habituellement la teneur des vols nolisés, illustre-t-il.

On est sur une fine ligne, parce que c’est le grand public qui utilise ce vol nolisé-là. On se doit d’être peut-être un peu plus stricts et un peu plus proactifs qu’on ne l’est avec des vols privés habituels.

Michel Juneau-Katsuya, expert en sécurité

L’analyste croit que le ministère a accordé une dérogation parce qu’il estime être en mesure de contrôler le risque.

Cette fois-ci, on croit avoir une évaluation de la menace suffisante et un contrôle de la situation suffisant pour autoriser que ce type de fouilles ne soit pas fait aussi rigoureusement qu'on le fait avec les [vols] commerciaux, estime M. Katsuya.

L’expert en sécurité croit que des mesures d’atténuation du risque pourraient être, par exemple, davantage de fouilles et de vérifications des individus, de même que la présence d'un membre d’équipage en cabine pour intervenir si un passager pose une menace.

D’après les informations de Denis Leduc

Bas-Saint-Laurent

Prévention et sécurité