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Les députés québécois ne pourront plus financer la fête du Canada

Deux personnes habillées de rouge et blanc agitent des drapeaux canadiens.
Le défilé de la fête du Canada à Montréal, le 1er juillet 2018 Photo: La Presse canadienne / Graham Hughes
Radio-Canada

Les députés de l'Assemblée nationale pourront continuer d'utiliser leur budget discrétionnaire pour financer des événements liés à la fête nationale du Québec, mais pas à celle du Canada.

Le gouvernement de François Legault a fait parvenir une missive aux 125 députés afin de préciser les règles entourant l’utilisation du Programme de soutien à l’action bénévole (SAB).

Ce programme leur octroie un budget annuel de 100 000 $ afin de financer des organismes ou des initiatives citoyennes dans leur circonscription.

« Les règles qui existaient déjà dans les précédents gouvernements ont juste été clarifiées », a indiqué mercredi la ministre de la Condition féminine, Isabelle Charest, dont le cabinet gère le programme en question.

L’une de ces règles-là, c’est qu’on ne fait pas la promotion du Canada, de la même façon qu’on ne fait pas la promotion de la souveraineté du Québec.

Isabelle Charest, ministre de la Condition féminine

Selon elle, ce n’est pas le rôle du gouvernement québécois de faire la promotion du Canada, d’où la missive envoyée aux députés pour officialiser une règle implicite. « On veut une neutralité politique. »

Le gouvernement canadien dispose de ses propres budgets pour financer sa fête nationale, a justifié la ministre.

Pour elle, la fête nationale québécoise ne fait toutefois pas la promotion de la souveraineté, mais bien celle du Québec, c'est pourquoi les députés pourront toujours financer des activités de quartier qui y sont liées. « Je pense que c’est la mission du gouvernement du Québec de faire la promotion du Québec », a-t-elle ainsi soutenu.

Le premier ministre François Legault a appuyé la position de sa ministre tandis que les journalistes l'ont pressé sur cette question avant le caucus caquiste mercredi matin.

« Je ne pense pas que ce soit au gouvernement du Québec de financer des activités pour faire la promotion du fédéralisme et du Canada », a réitéré M. Legault. Inversement, « on veut faire la même chose, et il n'est pas question que le gouvernement du Québec commence à faire la promotion de la souveraineté ».

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