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Trudeau à Paris pour répondre à l'« appel de Christchurch » contre la haine en ligne

Justin Trudeau arrive en France

Photo : The Canadian Press / Adrian Wyld

Radio-Canada

Le premier ministre Trudeau est arrivé mercredi à Paris pour marquer l'adhésion du Canada, en compagnie d'une dizaine d'autres pays, à l'« appel de Christchurch », une déclaration pour lutter contre la haine et la violence en ligne.

Mise sur pied par le président français Emmanuel Macron et la première ministre de la Nouvelle-Zélande, Jacinda Ardern, au lendemain de la tuerie dans deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, cette initiative vise à trouver des moyens pour lutter contre l’utilisation des médias sociaux pour propager la haine dans le monde.

Rappelons que l’homme qui avait tué 51 personnes et en avait blessé une cinquantaine d’autres en ouvrant le feu dans deux mosquées, à la mi-mars dernier, avait diffusé le massacre en direct sur Facebook pendant une vingtaine de minutes au moyen d’une caméra portative fixée à son équipement.

La vidéo avait fait le tour du monde en quelques minutes avant d’être retirée de la majorité des plateformes numériques.

Les dirigeants de plus d’une dizaine de grandes entreprises numériques ont aussi été invités à « discuter de solutions concrètes en vue d’éliminer les contenus en ligne à caractère terroriste et liés à l’extrémisme violent », peut-on lire dans un communiqué du bureau de Justin Trudeau.

« Le terrorisme et l'extrémisme violent sont des problèmes sociétaux complexes qui requièrent une réponse de toute la société », ont d’ailleurs écrit Amazon, Facebook, Google (Alphabet), Microsoft et Twitter dans un communiqué commun annonçant des mesures et des projets.

Les géants technologiques s'engagent notamment à resserrer leurs règles internes pour bannir la diffusion de contenus terroristes sur leurs plateformes, améliorer leur détection et en accélérer le retrait.

Les cinq entreprises ont également annoncé vouloir mettre en commun certaines bases de données pour améliorer les algorithmes d'intelligence artificielle servant à détecter les contenus problématiques.

« L'appel de Christchurch » vise entre autres à resserrer la collaboration entre les États et l’industrie dans un effort commun pour que les plateformes numériques ne soient plus un outil de diffusion et d'endoctrinement pour les groupes terroristes et les extrémistes qui prônent la violence et la haine.

Qwant, DailyMotion et la Fondation Wikimédia ont également adopté ce texte, aux côtés de la France, de la Nouvelle-Zélande, du Canada, du Royaume-Uni, de l’Irlande, de la Jordanie, de la Norvège, du Sénégal, de l’Indonésie et de la Commission européenne, dont les dirigeants étaient réunis à l'Élysée.

D’autres pays dont l’Australie, l’Allemagne, le Japon, les Pays-Bas, l’Espagne, l’Inde et la Suède ont également apporté leur soutien à l’appel.

Le président des États-Unis, Donald Trump, a décliné l’invitation.

« Bien que les États-Unis ne soient pas actuellement en position de l'adopter, nous continuons de soutenir les objectifs que reflète l'appel », a annoncé mercredi la Maison-Blanche dans un communiqué.

Au cours de sa visite à Paris, le premier ministre du Canada doit aussi participer également à VivaTech, un événement qui réunit des chefs de file dans le domaine de la technologie et des représentants d’entreprises en démarrage.

Du bois et de l'acier canadiens pour la reconstruction de Notre-Dame de Paris

Peu après son arrivée dans la capitale française, mercredi matin, Justin Trudeau a tenu à faire un détour par la cathédrale Notre-Dame de Paris, dont le toit a été entièrement ravagé par les flammes le 15 avril dernier.

Accompagné du recteur-archiprêtre de Notre-Dame de Paris, Patrick Chauvet, et du ministre français de la Culture, Franck Riester, le premier ministre Trudeau a profité de l'occasion pour visiter la cathédrale lourdement endommagée et réitérer l'appui du Canada dans les efforts de reconstruction de ce symbole de la culture française érigé au 12e siècle.

Justin Trudeau marche devant la cathédrale entourée d'une palissade.

Justin Trudeau s'est rendu à la cathédrale Notre-Dame de Paris en compagnie du recteur-archiprêtre de Notre-Dame de Paris, Patrick Chauvet, de l'ambassadrice du Canada en France, Isabelle Hudon, et du ministre français de la Culture, Franck Riester.

Photo : The Canadian Press / Adrian Wyld

Plus tôt cette semaine, Justin Trudeau a offert de l'acier et du bois d'oeuvre canadiens pour contribuer à la reconstruction de la cathédrale. Dans une lettre au président français Emmanuel Macron, il a d'ailleurs exprimé sa fierté « d'appuyer concrètement nos amis français en contribuant à la reconstruction de ce monument iconique ».

L'Association canadienne des producteurs d'acier et l'Association des produits forestiers du Canada ont toutes deux appuyé cette initiative du gouvernement canadien.

Avec les informations de Reuters

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