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Les sinistrés de Saint-André-Avellin recevront l’aide de la Sécurité publique

Les résidents sont assis dans le gymnase, en attendant le début de la rencontre.

Plus de 240 résidents de Saint-André-Avellin ont assisté à la rencontre organisée par la Municipalité à la suite des inondations.

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Radio-Canada

Les résidents de Saint-André-Avellin, en Outaouais, durement touchés par les inondations, recevront une aide du ministère de la Sécurité publique. Ils étaient plus de 240 citoyens à participer mardi soir à la rencontre d'information organisée par la Municipalité.

Le ministère tiendra prochainement une autre séance, dont la date reste à déterminer, pour donner les détails. On va pouvoir avoir des réponses sur tout ce qu’on peut demander comme dédommagement envers la Sécurité publique, a précisé le maire Jean-René Carrière.

C’est le ministre responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, qui a confirmé mardi l’intervention de la province auprès de la Municipalité, après en avoir discuté avec son homologue de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault.

Plus de 209 sinistrés ont dû être déplacés en raison de la crue printanière et certains demeurent hébergés par la Croix-Rouge. Selon la Municipalité, 51 maisons sont officiellement inondées, mais le total est plus élevé, note le maire Carrière, puisque toutes les résidences n’ont pas été enregistrées.

M. Carrière parle au micro sur une estrade tandis qu'une caméra vidéo montre l'élu en gros plan.

Le maire de Saint-André-Avellin, Jean-René Carrière, a rencontré les sinistrés des inondations.

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

On a réussi à préserver une bonne partie des maisons avec un travail acharné, avec beaucoup d’heures données par les bénévoles, les employés de la voirie, les services d’incendie, a souligné l’élu.

Nettoyer les dégâts

La Municipalité anticipe déjà les travaux de nettoyage à la suite du retrait des eaux. Au total, 65 000 sacs de sable ont été utilisés à Saint-André-Avellin et de nombreuses digues de fortune ont été érigées. Ça demande beaucoup de temps pour tout défaire ça et remettre en état potable pour être réutilisé, a reconnu le maire Carrière.

On sait que le rétablissement va être long. Il faut s’armer de patience, de persévérance. On va y arriver.

Jean-René Carrière, maire de Saint-André-Avellin

Des équipes municipales terminent la tournée des résidences touchées par les inondations. Certaines maisons risquent de devoir être démolies, a précisé le maire. On ne veut pas se prononcer tant qu’on n’aura pas le rapport dans les mains.

De son côté, le coordonnateur à la sécurité publique pour la MRC de Papineau, Éric Lacasse, a rapporté mardi soir que 130 bâtiments résidentiels et commerciaux affectés par la crue dans la MRC ont été visités la semaine dernière.

Le député fédéral Stéphane Lauzon était aussi présent à la rencontre, de même que des représentants du Centre intégré de Santé et des services sociaux (CISSS) de l’Outaouais, la directrice du poste de la Sûreté du Québec (SQ) dans la MRC de Papineau, Mélanie Larouche, ainsi que Denis Bélanger du ministère de la Sécurité publique.


Il reste aussi du travail à faire à Boileau

On n’est pas sortis de la crise, mais ça se termine, a rapporté de son côté le maire de Boileau, Robert Meyer. La Municipalité a réussi à tenir les routes de justesse, avec des ponceaux qui risquaient de se délaver.

Le principal problème à Boileau est que le Lac-au-Loup se vide beaucoup trop tranquillement, a-t-il souligné, ce qui a provoqué des inondations dans certaines résidences. La Municipalité travaille à identifier des solutions pour faire baisser le niveau du lac le plus rapidement possible.

Lorsque les niveaux se seront stabilisés, « nous allons mettre les correctifs nécessaires pour ne pas que ça se reproduise », a précisé le maire.

S’il y avait des infrastructures qui avaient besoin d’être améliorées, on les a toutes découvertes ce printemps.

Robert Meyer, maire de Boileau

Robert Meyer a signalé mardi soir qu’il s’agissait des pires inondations en 60 ans et que rien dans l’histoire de la Municipalité ne préparait l’administration à une telle situation. C’est la première fois qu’à Boileau on avait du monde qui nous demandait des sacs de sable. On n’avait même pas de sacs, a-t-il illustré. La Municipalité a depuis constitué une petite réserve, en espérant qu’on n’aura pas une inondation de même encore l’année prochaine, a lancé M. Meyer.

Avec les informations de Denis Babin

Ottawa-Gatineau

Incidents et catastrophes naturelles