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WestJet ferme son capital pour mieux grandir

Gros plan d'un avion blanc sur lequel est écrit en lettres bleues Westjet.

Le conglomérat canadien Onex a acheté WestJet 5 milliards de dollars.

Photo : The Canadian Press / Larry MacDougal

Radio-Canada

Après son achat par Onex, WestJet ne sera plus inscrite en Bourse. Elle pourra ainsi croître plus facilement sans se soumettre aux caprices des marchés selon son directeur général, Ed Simms.

Ed Simms l’admet sans hésitation : c’est Onex qui a approché WestJet pour proposer de l’acheter, mais l’offre tombait à point. La protection du conglomérat permettra au transporteur albertain de redevenir une entreprise privée.

WestJet n’aura donc plus besoin de prouver sa rentabilité à ses actionnaires tous les trimestres. Selon Ed Simms, c’était un obstacle important à la croissance de l’entreprise jusqu’à maintenant.

« Je compare ça à un fermier qui sort constamment ses radis de la terre pour vérifier s’ils poussent et qui se demande ensuite pourquoi ils ne poussent pas bien », explique-t-il.

« Maintenant, nous pouvons nous concentrer sur notre stratégie à long terme », ajoute le gestionnaire.

Sans donner de détails sur cette stratégie, il a tenu à rassurer les Albertains : le siège social de WestJet et les emplois qui y sont associés demeureront à Calgary.

Infographie. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le vol inaugural de Westjet a eu lieu le 29 février 1996.

Photo : Radio-Canada

Une décision « inhabituelle » qui présage de grandes ambitions

Rick Erickson, un analyste indépendant spécialisé en aviation, affirme que c’est une décision singulière de privatiser une compagnie publique, particulièrement dans un marché instable comme celui du transport aérien.

« C’est très inhabituel. Je ne pense pas avoir vu ça auparavant et certainement pas au Canada », dit-il.

Il croit toutefois que Onex a les moyens financiers pour rentabiliser cette aventure. Selon lui, si le conglomérat a acheté WestJet, c’est parce qu’il a de grandes ambitions. Il ne serait pas surpris qu’il tente d’acheter Air Transat, qui est également en vente et de concurrencer Air Canada en offrant plus de vols outre-mer.

« Je pense que la volonté [de WestJet] de se privatiser montre qu’il y a de grands projets à venir », croit le professeur de marketing à l'Université McMaster Marvin Ryder.

Cela pourrait se faire en se positionnant comme acteur d’envergure sur la scène internationale ou en s’établissant comme transporteur à bas prix sur le continent nord-américain.

Alberta

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