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Assouplissement de Québec sur le cannabis : des réactions mitigées en Outaouais

Un homme fume du cannabis.
Les municipalités pourront permettre la consommation du cannabis dans les parcs (archives). Photo: iStock
Radio-Canada

Le gouvernement caquiste de François Legault a assoupli sa position sur le cannabis, mardi, en proposant de permettre sa consommation dans certains lieux publics, tels que les parcs. Cette proposition satisfait la Ville de Gatineau, mais cette dernière regrette que Québec maintienne le cap quant à la hausse de l'âge de consommation à 21 ans.

Selon l'amendement au projet de loi 2 proposé par la Coalition avenir Québec (CAQ), une Municipalité pourra autoriser le cannabis dans un parc, sauf dans les sections où se trouvent un terrain sportif ou une aire de jeu pour enfants — comme le prévoit actuellement la Loi concernant la lutte contre le tabagisme.

En revanche, la Municipalité devra interdire la consommation de cannabis dans le parc s'il s'y déroule un événement public de nature culturelle, sportive ou commerciale, notamment un festival, un rassemblement sportif ou une fête.

Pour nous, avec l'assouplissement de la loi, le gouvernement a entendu les préoccupations dont on lui a fait part [....] on est très satisfaits, a réagi la conseillère du district de Limbour et présidente de la Commission Gatineau, Ville en santé, Renée Amyot.

L'élue municipale avait présenté un mémoire lors des consultations et des auditions publiques sur le projet de loi 2 visant à resserrer l'encadrement sur le cannabis.

Yves Séguin, directeur général du Centre d'intervention et de prévention en toxicomanie de l'Outaouais (CIPTO), croit aussi que l'autorisation partielle de la consommation de cannabis dans les lieux publics est un pas en avant.

C'est de la prohibition déguisée pour les personnes, par exemple, qui sont en logements locatifs [et] qui avaient signé un bail où on interdisait de consommer de la marijuana ou, par exemple, des personnes en situation d'itinérance, a-t-il indiqué.

En maintenant son intention de faire passer l'âge légal de consommation de 18 à 21 ans, la CAQ fera toutefois du Québec la province avec les règles sur la vente de cannabis les plus strictes du pays.

Maintenant, c'est la décision du gouvernement et nous, comme Ville, nous n'avons pas de pouvoir de ce côté-là, a souligné Mme Amyot.

Que le gouvernement choisisse de la garder illégale pour les 20 ans et moins, c'est un enjeu de santé publique en soi. C'est sûr que cette clientèle-là devra s'approvisionner sur un autre marché.

Renée Amyot, présidente de la Commission Gatineau, Ville en santé

De son côté, M. Séguin affirme que les campagnes pour la prévention de la surconsommation d'alcool et de cannabis ne pourront pas être arrimées, puisque l'âge légal pour consommer de l'alcool, lui, sera toujours de 18 ans.

C'est qu'on met beaucoup d'accent sur la loi, sur le contrôle [et moins] d'effort [sont] mis par rapport à la prévention, d'avoir des programmes-cadres sur les risques du cannabis, a-t-il conclu.

Avec ses quelques amendements, le gouvernement caquiste espère rallier les partis d’opposition et ainsi permettre l’adoption du projet de loi d’ici l’ajournement des travaux parlementaires pour l’été, à la mi-juin.

Avec les informations de Martin Robert et Nathalie Tremblay

Avec les informations de La Presse canadienne

Ottawa-Gatineau

Politique provinciale