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Les inondations freinent l'industrie touristique dans la région

Une barrière d'interdiction aux abords de la rivière des Outaouais devant un bateau de croisière.
L'interdit de navigation en vigueur fait mal au portefeuille des opérateurs de croisières de la région. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

La crue printanière qui touche durement les riverains en Outaouais et dans l'Est ontarien a aussi des conséquences pour les entreprises touristiques de la région. Résultat : des travailleurs se retrouvent au chômage forcé et des touristes se retrouvent le bec à l'eau.

La marina de Hull est généralement le point de départ de bon nombre des bateaux de croisière qui sillonnent la rivière des Outaouais du printemps à l'automne.

Cette année, le début de leurs activités est retardé indéfiniment en raison des inondations. L'interdit de navigation décrété par le ministère des Transports oblige les opérateurs à rester à quai, puisque le fort courant de la rivière des Outaouais pose toujours un danger.

Les opérateurs de croisières se voient ainsi forcés d'apprendre la mauvaise nouvelle à leurs clients, alors que le Festival canadien des tulipes, l'un des événements les plus populaires dans la région, arrive à grands pas.

Normalement pour la fin de semaine qui s'en vient, on est bookés au moins huit croisières par jour, une heure chaque, et puis, il y a au moins 200 personnes par croisière. Ça donne une idée là [...] Ça fait beaucoup de pertes pour nous autres, affirme Kurt Huck, propriétaire et président de Capital Cruises.

L'autobus flottant Lady Dive se retrouve également dans l'impasse. La direction de l'entreprise espère une décrue rapide qui permettrait la reprise des affaires au plus vite.

Ce n'est pas une compagnie qui opère à l'année longue. On a six mois pour faire des sous pour survivre un autre six mois par la suite. Donc là, quand tu perds un sixième de ça, c'est quand même dommageable, déplore Annabelle Bergevin, gérante aux opérations de Lady Dive.

D'autres acteurs de l'industrie aussi touchés

Il n'y a pas que les opérateurs de croisière qui se sentent impuissants. Une bonne partie de l'industrie touristique de la région de la capitale nationale est touchée.

Il est notamment impossible d'accéder au camping du parc national de Plaisance de la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq), puisque la route qui y mène est complètement inondée.

La directrice du parc, Isabelle Croteau, ne peut que constater les dégâts. Les gens ont remis leur séjour à plus tard ou ont modifié leur séjour pour aller dans autre établissement de la Sépaq, explique-t-elle.

Même si elle ne cache pas sa déception d'avoir dû annuler plus d'une soixantaine de réservations, Mme Croteau préfère voir le verre à moitié plein.

On essaie quand même de faire en sorte que les gens puissent vivre de belles expériences malgré le temps difficile, mais je veux dire, c'est des vacances. C'est sûr qu'on ne peut pas comparer ça aux gens qui se battent pour leur maison en ce moment, conclut-elle.

D'après les informations de Josée Guérin et Gilles Taillon

Ottawa-Gatineau

Tourisme