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New York veut interdire la vente de fourrures et l'industrie canadienne s'inquiète

Des fourrures.

Des fourrures à la maison d'encan Fur Harvesters Auction à North Bay.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Grégoire

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les trappeurs et les associations qui les représentent ont des craintes par rapport à des discussions sur une possible interdiction de la vente de fourrures à New York.

En mars dernier, une représentante à l’Assemblée de l’État de New York, Linda Rosenthal, a présenté un projet de loi en ce sens. Elle veut ainsi contribuer à la réduction du nombre d’animaux tués pour l’industrie de la fourrure.

Un comité sur la consommation et les licences commerciales étudie la proposition.

La maison de vente à l’encan Fur Harvesters Auction de North Bay en Ontario craint l’effet d'entraînement que pourrait avoir une interdiction de vente de fourrures à New York.

« Cela aurait un impact sur le nombre de fourrures que nous pourrions envoyer à New York, mais le plus gros impact serait le message qui serait envoyé dans le monde du design et de la mode. »

— Une citation de  Howard Noseworthy, Fur Harvesters Auction

Howard Noseworthy souligne que l’organisme a fait une présentation au conseil municipal de la ville de New York à propos des conséquences d’une interdiction sur l’économie et les emplois.

Fur Harvesters Auction traite environ un million de fourrures par année provenant de trappeurs du Canada et des États-Unis.

Un homme portant des gants noirs coupe l'abdomen d'un castor pour retirer sa fourrure.

Le dépouillage d'un castor.

Photo : Radio-Canada / Lise Millette

La Fédération ontarienne des gestionnaires d’animaux à fourrure demande aux députés provinciaux d’écrire des lettres à la ville de New York en son nom.

La fédération critique la démarche qui vise selon elle à brimer les gens de leur liberté de choisir leurs vêtements.

Elle soutient que la gestion de la faune est nécessaire pour éviter des conflits entre les humains et les animaux.

« Nous avons les politiques de trappes les plus humaines dans le monde. Nous avons des quotas pour assurer des populations en santé et durables. »

— Une citation de  Robin Horwath, directeur général de la Fédération ontarienne des gestionnaires d’animaux à fourrure

Les trappeurs, comme Marcel Dillon de la région de Hearst, craignent aussi l’impact possible de la mesure considérée à New York ailleurs aux États-Unis et dans le monde. Déjà, il a vu le prix des fourrures chuter.

Un trappeur au bord d'une rivière.

Le trappeur Marcel Dillon se prépare à installer un piège à castor au bord d'une rivière.

Photo : Radio-Canada / Francis Bouchard

Depuis plusieurs années, une personne ne peut pas gagner sa vie avec la trappe. On ne couvre même pas les dépenses en ce moment, affirme-t-il en soulignant qu’il poursuit le métier par passion, comme c’est le cas pour d’autres.

Si la vente de fourrure venait à être éliminée à New York ou ailleurs, Marcel Dillon rappelle que les trappeurs devraient poursuivre le piégeage pour la gestion des populations d’animaux, comme le castor, parfois considéré comme nuisible à l’humain.

La gestion des populations est la raison pour laquelle le ministère des Richesses naturelles et des Forêts autorise la trappe.

On est obligé de trapper le castor et la martre. On a un quota à remplir. Si on les attrape et qu’on n’est pas capable de les vendre, il va falloir qu’on jette la fourrure et toute la chaire et ça ne servira à rien, conclut-il.

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