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Élan d’optimisme pour l’industrie du fer

Élan d’optimisme pour l’industrie du fer
Laurence Royer

Le fer québécois est de plus en plus populaire, surtout sur le marché chinois. Le prix du minerai est en hausse et les projets d'agrandissements des minières se multiplient sur la Côte-Nord.

En ce moment, une tonne de fer se vend environ 100 dollars canadiens, près du double de son prix en 2015. Selon Reuters, la tonne de minerai de fer concentré à 65 % se négociait jeudi à 110 dollars américains. Un sommet en cinq ans.

L’augmentation du prix du fer s’explique en partie par une baisse de l’offre sur le marché international. Un barrage qui a cédé au Brésil a entraîné une diminution de la production de fer à l’échelle mondiale.

Le Québec profite de cette hausse du prix du fer. Le minerai de la fosse du Labrador est populaire puisqu'il nécessite peu de transformation, affirme le vice-président affaires intergouvernementales et affaires publiques de Tata Steel, Armand Mackenzie.

Le produit que nous avons, particulièrement à Schefferville, est un produit bien recherché. Il est quasiment pur.

Armand Mackenzie, vice-président affaires intergouvernementales et affaires publiques de Tata Steel
Armand MacKenzie est vice-président affaires intergouvernementales et affaires publiques de Tata SteelArmand MacKenzie, vice-président affaires intergouvernementales et affaires publiques de Tata Steel Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle Plamondon

De la Côte-Nord à la Chine

La Chine contribue largement à la vigueur de la demande pour le minerai québécois. Le gouvernement chinois tente de réduire la pollution émise par ses industries. L’achat de fer de meilleure qualité contribue à l’atteinte de cet objectif.

La semaine dernière, au terme d’un sommet sur l’industrie du fer à Singapour, l’agence Reuters rapportait que des aciéristes chinois disaient qu’il était temps, pour l'empire du Milieu, d'acheter du minerai de haute qualité.

Anand Beejan, leader du secteur minier chez MNP, un cabinet d’experts-comptables, ajoute que la Chine n’est pas en mesure de produire l’ensemble du fer dont elle a besoin et que la demande sera au rendez-vous.

Si la Chine était vraiment capable de produire plus, je ne crois pas qu'ils se priveraient de le produire.

Anand Beejan, leader du secteur minier chez MNP
Un train chargé de fer de la minière IOCUn train chargé de fer de la minière IOC Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Les experts dans le domaine ont bon espoir que cette hausse du prix du fer ne sera pas temporaire. Toutefois, certaines incertitudes planent. Le conflit commercial entre la Chine et les États-Unis pourraient ralentir la demande.

Les minières veulent produire plus

Le coordonnateur régional du Syndicat des métallos, Nicolas Lapierre, affirme que de plus en plus de travailleurs font des heures supplémentaires dans les minières.

On sent vraiment une volonté de produire le plus possible. Le prix est au rendez-vous.

Nicolas Lapierre, coordonnateur du Syndicat des métallos

Avec l’augmentation de la demande pour le fer du Québec, l'ancienne ville minière de Gagnon, fermée en 1984 en raison de la chute du prix du fer, pourrait reprendre vie. La compagnie Cartier Iron relance cet été des activités d'exploration tout près de l'ancienne ville.

D'autres minières songent aussi à augmenter leur production au Québec.

À Schefferville, Tata Steel pense exploiter le fer à l’année plutôt que seulement pendant l’été. Du côté de Fermont, Minerai de fer Québec réfléchit à l’idée de doubler la capacité de production à la mine du lac Bloom. Une étude de faisabilité est en cours.

À Sept-Îles, l'entreprise américaine Bedrock Industries pourrait acheter et relancer l'usine de bouletage de la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire, fermée il y a près de six ans.

D'après le reportage de Jean-Louis Bordeleau

Côte-Nord

Métaux et minerais