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Que reste-t-il de la « résistance » des Franco-Ontariens?

Dessin du drapeau franco-ontarien avec au centre un poing levé comme un signe de résistance.
Les francophones de l’Ontario ont dénoncé les compressions du gouvernement provincial. Photo: Marc Keelan-Bishop
Jérémie Bergeron
Charlotte Mondoux-Fournier

Six mois après l'énoncé économique qui annonçait des compressions dans les services en français en Ontario, le mouvement de résistance est-il toujours présent en province?

Le jeudi 15 novembre 2018, le gouvernement de Doug Ford met fin au financement de l’Université de l’Ontario français, en plus de dissoudre le Commissariat aux services en français. Le traitement des plaintes est désormais une responsabilité de l’ombudsman de la province.

Pour l’illustrateur Marc Keelan-Bishop, dont l’illustration du poing levé est devenue l’emblème de la résistance, ce n’est qu’un début.

Je suis en train de faire des annonces pour encourager les francophones à faire des plaintes s’ils ne reçoivent pas de services en français.

Marc Keelan Bishop

Ces illustrations, produites dans le cadre d'une campagne de l'Assemblée de la francophonie (AFO), sont diffusées sur internet depuis quelques semaines.

Carol Jolin, président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO).
Carol Jolin, président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO). Photo : Radio-Canada

Le président de l'AFO, Carol Jolin, salue les avancées de la cause des Franco-Ontariens au cours des six derniers mois, notamment avec le recul partiel de Doug Ford, qui a finalement annoncé qu’il y aura embauche d'un commissaire adjoint au sein du Bureau de l'ombudsman, en plus de créer à nouveau un ministère des Affaires francophones à part entière.

Mais il reste encore du chemin à faire avant que le Commissariat redevienne indépendant et que l’Université de l'Ontario français ouvre ses portes, prévient-il. C'est pourquoi Carol Jolin n'exclut pas de porter la cause devant les tribunaux.

La voie légale est toujours disponible. C’est certain qu’on préférerait avoir une solution politique, mais s’il faut aller là on va y aller.

Carol Jolin, président de l'AFO

Le président de l'AFO se donne jusqu'à la fin de la session parlementaire avant de réellement considérer cette option.

L'AFO affirme d'ailleurs avoir obtenu du financement du Programme fédéral de contestation judiciaire.

Toronto

Francophonie