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10 baccalauréats en français seront offerts au campus du Collège Boréal à Toronto

Les représentants des universités partenaire tiennent tous une brique qui servira dans la construction du prochain campus du Collège Boréal.

Le Collège Boréal a annoncé ses premiers partenariats universitaires avec l’Université d’Ottawa, l’Université St-Paul, le Collège universitaire Glendon de l’Université York, l’Université Laurentienne et l’Université de Moncton.

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Rozenn Nicolle

Le Collège Boréal, en partenariat avec 5 universités canadiennes, a annoncé mardi que son futur campus du quartier de la Distillerie accueillera au moins 10 programmes universitaires, augmentant ainsi l’offre en études postsecondaires en français dans le centre-sud-ouest de la province.

Les représentants respectifs de l’Université d’Ottawa, de l’Université St-Paul, du Collège universitaire Glendon de l’Université York, de l’Université Laurentienne et de l’Université de Moncton étaient réunis mardi matin, au Conseil pour l’articulation et le transfert de l’Ontario (CATON), pour cette annonce commune.

Chacun de ces établissements s’est engagé à offrir deux de ses programmes, dans ses champs d’expertise et en lien avec les domaines d’étude proposés par le Collège Boréal, au futur campus de ce dernier, qui ouvrira ses portes en 2021 dans le quartier de la Distillerie.

La communauté nous a dit : on ne veut pas se déplacer. Donc la priorité pour nous, c’est l’accès à des programmes en français.

Daniel Giroux, président du Collège Boréal

Au total, ce seront donc au moins 10 programmes universitaires de premier cycle (baccalauréats) qui seront offerts au centre-ville de Toronto. Si le Collège universitaire Glendon se trouve déjà dans la ville, ce sera la première fois que les quatre autres institutions offriront des programmes en français dans la capitale ontarienne.

Des programmes liés par des ententes d’articulation

Grâce à des ententes d’articulation, permettant aux universités de reconnaître les acquis du diplôme collégial, les partenariats consisteront à mettre en place un modèle de passerelle privilégié, dit 2 + 2, a expliqué Daniel Giroux, président du Collège Boréal.

Daniel Giroux répond aux questions de Radio-Canada Toronto.

Daniel Giroux, président du Collège Boréal

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

L’étudiant, après deux ans, peut recevoir un diplôme d’études collégiales et sera accepté dans la troisième année d’un programme universitaire, a précisé M. Giroux. Ce système permet donc à un étudiant de ne pas avoir à compléter les deux premières années d’un baccalauréat dans un programme correspondant au programme suivi au niveau collégial.

Nous avons 127 ententes d’articulation présentement, mais le concept différent, aujourd’hui, c’est de ramener ces ententes d’articulation, et d’autres ententes d’articulation, ici à Toronto, a complété Daniel Giroux.

Le président du Collège Boréal a également rappelé que ces cinq partenariats n’étaient qu’un début et que d’autres seraient annoncés dans les prochains mois.

Éviter l’assimilation

Car c’est bien le problème du centre-sud-ouest de la province : son manque d’offre en éducation postsecondaire. On avait des ententes d’articulation qui existaient, mais les étudiants devaient se déplacer vers les universités en dehors du bassin de Toronto. Donc les étudiants et étudiantes faisaient le “ switch ” du côté anglophone, explique M. Giroux.

L’offre en français à Toronto qui va augmenter de façon significative, estime Jacques Paul Couturier, recteur et vice-chancelier par intérim de l’Université de Moncton, ajoutant que selon lui, les grands gagnants sont les étudiants francophones de Toronto.

Pour lui, qui représente le seul établissement partenaire hors Ontario, c’est une autre passerelle que l’on crée entre l’Acadie et l’Ontario français.

C’est une belle journée pour la francophonie, a commenté pour sa part Chantal Beauvais, rectrice de l’Université St-Paul.

Pas de compétition

Parmi les universités, seule celle de St-Paul a déjà annoncé quels seront ses programmes : le baccalauréat en étude des conflits et le baccalauréat en innovation sociale. On s’engage à travailler en équipe et à respecter les champs de compétences des uns et des autres, a expliqué Mme Beauvais.

Les autres institutions ont dit réfléchir encore aux programmes qu’elles souhaitent offrir.

La priorité c’est de ne pas avoir de concurrence, a expliqué en entrevue Daniel Giroux, qui souhaite que les offres éducatives postsecondaires de son futur campus soient complémentaires à celles qui existent déjà et notamment à celles prévues par l’Université de l’Ontario français.

C’est clair qu’avec l’Université de l’Ontario français, une fois que les programmes seront approuvés, nous voulons établir des partenariats là aussi, a-t-il ajouté.

Détails logistiques à préciser

Questionnées sur la façon dont elles entendaient offrir des cours à Toronto, les différentes institutions ont répondu réfléchir encore à la logistique de l’opération.

Toutes semblent, pour l’instant, opter pour une formule hybride, qui comprendra des cours en présentiel, c’est-à-dire dispensés par des professeurs sur place, et d’autres, donnés en ligne par vidéoconférence, par exemple.

La première chose à envisager sera de savoir quel est le bassin de professeurs francophones à Toronto.

Chantal Beauvais, rectrice de l’Université St-Paul

Il est cependant certain que des coûts seront à prévoir pour ce partenariat. Ce n’est pas un projet qui va permettre aux universités de faire de l’argent, dit-elle. Le point gagnant-gagnant mis en avant par les universités et le Collège Boréal reste cependant d’augmenter, de part et d’autre, le nombre d’inscriptions dans leurs institutions respectives, avec cette nouvelle offre.

Il existe plusieurs moyens de financer ces partenariats-là, il va y avoir une combinaison de différents modèles. L’objectif c’est que pour la province, il n’y ait pas de coûts supplémentaires, a précisé le président du Collège Boréal.

Objectif 2023

Certains de ces programmes pourraient être accessibles à partir de 2021, date d’ouverture prévue du nouveau campus. Cependant, aucune date butoir n’a été fixée concernant l’offre des baccalauréats au campus du Collège Boréal.

Le but reste de pouvoir permettre aux étudiants qui entament un programme collégial en 2021 de poursuivre vers un baccalauréat deux ans plus tard, donc en 2023, a toutefois précisé un porte-parole de l’institution.

Toronto

Éducation