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Des seringues, des appareils électroniques et des excréments dans le recyclage

Un bac de recyclage.
Un bac de recyclage Photo: Radio-Canada
Miguel Lachance

Les services environnementaux de la Ville de Timmins, en Ontario, tentent de réduire la présence d’objets qui ne peuvent être recyclés dans les bacs lors de la collecte.

Des matières textiles aux excréments d’animaux, en passant par des seringues et des appareils électroniques, les cas de contamination des bacs de recyclage sont fréquents, affirme Dwight Chorney, le superviseur de la gestion des déchets pour la Ville de Timmins.

Pour combattre ce problème, des inspections sont menées depuis quelques semaines et les résidents fautifs reçoivent un avis d’infraction dans leur boîte aux lettres.

Un camion de recyclage.Une caméra dans les camions permet aux chauffeurs de repérer les articles inacceptables et de les signaler. Photo : Radio-Canada / Frédéric Pepin

Les avis sont accompagnés d’un guide détaillé sur le tri des déchets.

Des bacs confisqués

Les citoyens pris en défaut ont droit à deux avertissements.

À la troisième infraction, les récidivistes se verront retirer leur bac et devront avoir une discussion avec un employé municipal pour le récupérer, en promettant de respecter les consignes à l’avenir.

Par la suite, ils n’auront plus droit à un avertissement, explique M. Chorney. En cas de nouvelle infraction, les services environnementaux pourraient cesser de desservir les réfractaires de façon permanente.

Ça semble sévère et des gens sont fâchés qu’on les menace de leur enlever leur bac, mais on essaie d’utiliser [cette méthode] avant tout pour éduquer la population.

Dwight Chorney, le superviseur de la gestion des déchets pour la Ville de Timmins

M. Chorney souligne qu’il s’agit de mesures qui sont prises annuellement.La différence cette année, précise-t-il, c’est que nous l’avons annoncé publiquement, sur nos médias sociaux.

Quelques dizaines d’avis d’infraction ont déjà été distribués. Selon M. Chorney, ce nombre devrait augmenter dans les prochaines semaines, lorsque des étudiants embauchés spécifiquement pour cette tâche entreront en poste.

Une contamination coûteuse et parfois dangereuse

Dwight Chorney affirme que les matières recyclables placées dans des sacs, transparents ou opaques, constituent le principal problème rencontré par ses services.

M. Chorney explique que ces sacs doivent être ouverts manuellement par les employés du centre de tri de la municipalité et qu’ils représentent un risque pour la sécurité s’ils contiennent des morceaux de verres ou des seringues.

De plus, dans le cas des sacs poubelle opaques, il est impossible de savoir s’ils contiennent des déchets plutôt que des matières recyclables avant de les ouvrir.

Une pile de déchets dans un centre de tri. Des déchets qui ne peuvent être recyclés sont envoyés au centre d’enfouissement. Photo : Radio-Canada / Jérôme Roy

Les articles recyclables non lavés peuvent également causer d’importants problèmes.

Prenons par exemple une bouteille de ketchup qui n’a pas été rincée. Lorsqu’elle est écrasée, elle peut s’ouvrir et contaminer jusqu’à une tonne de matière recyclable, qui perd alors sa valeur.

Dwight Chorney, le superviseur de la gestion des déchets pour la Ville de Timmins

Les pièces d’automobiles en métal font également partie des objets inacceptables, dans l’un ou l’autre des bacs, car elles ne sont pas recyclables et qu’elles peuvent endommager les camions lors de la collecte.

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