•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Après la guerre des mots, Washington et Téhéran jouent l'apaisement

Un homme enlève les drapeaux des États-Unis et de l'Iran qui sont installés sur un socle après une séance photo.
Téhéran et Washington tentent de calmer le jeu. Photo: Reuters / Carlos Barria
Radio-Canada

Téhéran et Washington calment le jeu. L'Iran ne recherche pas la guerre avec les États-Unis, assure le guide suprême de la Révolution iranienne, l'ayatollah Ali Khamenei. Le président américain de son côté dément tout projet d'envoyer 120 000 soldats dans la région du Moyen-Orient pour contrer l'Iran, comme l'évoquait lundi le New York Times.

Malgré les tensions entre les deux pays au sujet du programme nucléaire iranien, l'ayatollah Ali Khamenei a déclaré qu'« il n'y aura pas de guerre. La nation iranienne a choisi la voie de la résistance ».

Nous ne cherchons pas la guerre, et eux [les États-Unis] non plus. Ils savent que cela n'est pas dans leur intérêt.

Ali Khamenei, guide suprême de la Révolution iranienne

La réponse de Washington est venue presque aussitôt par l'intermédiaire du secrétaire d'État Mike Pompeo qui a assuré, lui aussi, que les États-Unis ne souhaitent pas une guerre avec l'Iran, tout en se disant favorable au maintien de pressions sur Téhéran.

Fondamentalement, nous ne cherchons pas une guerre avec l'Iran.

Mike Pompeo, secrétaire d'État américain

Pas de troupes au Moyen-Orient, dit Trump

Un peu plus tôt, le président américain a démenti tout projet d’envoi de quelque 120 000 soldats au Moyen-Orient, comme le rapportait lundi le New York Times.

Le quotidien new-yorkais a évoqué cette hypothèse de l’administration Trump qui viserait à contrer l’Iran dans la région.

Si nous devions le faire, nous enverrions beaucoup plus d'hommes que ça.

Le président américain Donal Trump

La veille, le New York Times expliquait que le ministre de la Défense par intérim, Patrick Shanahan, avait présenté la semaine dernière, lors d'une réunion avec des conseillers à la sécurité nationale de M. Trump, un plan selon lequel jusqu'à 120 000 hommes pourraient être envoyés au Moyen-Orient si l'Iran attaquait des forces américaines.

Depuis une semaine, les tensions dans les relations entre Washington et Téhéran sont montées d’un cran. Téhéran a annoncé la suspension de certains de ses engagements dans le cadre de l'accord de 2015 sur son programme nucléaire. Les États-Unis s’en sont retirés voilà un an.

Les États-Unis ont aussitôt déployé dans la région un porte-avions, un navire de guerre, des bombardiers B-52 et une batterie de missiles Patriot.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

Relations internationales

International