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Être entrepreneure à temps partiel, la réalité de plusieurs femmes

Femme avec son ordinateur et ses feuilles

Caroline Duranleau est l'une de ces femmes entrepreneures à temps partiel.

Photo : Radio-Canada

Camille Carpentier

Plusieurs femmes entrepreneures aimeraient se consacrer à temps plein à leur entreprise, mais ne le font pas par crainte de l'insécurité financière, révèle l'étude menée par la Société d'aide au développement des collectivités (SADC) Centre-de-la-Mauricie et dont les résultats ont été dévoilés mardi matin.

Caroline Duranleau a un quotidien bien rempli. Employée du Carrefour jeunesse emploi de Shawinigan, étudiante à la maîtrise, mère monoparentale de trois enfants, elle s'est récemment lancée en affaires. Elle offre des cours de yoga et de méditation à temps partiel.

De son propre aveu, elle se serait lancée à pieds joints dans son projet entrepreneurial si elle avait eu l'assurance d'un revenu stable pour sa famille.

Si je n'avais pas d'enfants, je n'aurais pas de stress et probablement que ça ferait déjà longtemps que je serais à temps plein dans l'entreprise, dit-elle.

On dit souvent que l'entrepreneuriat, c'est un saut dans le vide. Moi, je ne peux pas le faire ce saut dans le vide. J'ai trop de responsabilités.

Caroline Duranleau, propriétaire Ahimsa yoga-méditation
Visage de la femme dans un café de Trois-Rivières

Caroline Duranleau nous explique comment elle fait pour être une entrepreneure à temps partiel, en plus d'avoir un emploi et d'être une maman.

Photo : Radio-Canada

Au Québec, un entrepreneur sur cinq s'occupe de son entreprise à temps partiel, selon les plus récentes données du Global Entrepreneurship Monitor (GEM), une firme qui collige des données sur l'entrepreneuriat à travers le monde. Et les femmes sont plus nombreuses que les hommes à le faire.

La SADC Centre-de-la-Mauricie a voulu savoir quels sont les obstacles auxquels les femmes dans cette situation font face et leurs besoins.

L’étude de la SADC a été menée durant un an. Des groupes de discussions ont été formés à Montréal, Shawinigan et Thedford Mines, afin d'étudier la réalité des femmes autant en milieu rural, urbain que semi-urbain. 78 femmes qui conjuguent entrepreneuriat avec la vie de famille ou un autre emploi y ont participé.

On considère que c’est vraiment une bonne chose que les gens soient à temps partiel dans les entreprises; on y voit un réel potentiel, affirme Véronique Perron, chargée de projet pour le SADC du Centre-de-la-Mauricie.

Femme au podium devant une image de femmes

La Société d'aide au développement des collectivités (SADC) du Centre-de-la-Mauricie a dévoilé les résultats de son étude mardi matin.

Photo : Radio-Canada / Jef Fortier

Véronique Perron explique que c’est une façon de démarrer une entreprise avec moins de pression, à certains égards.

On trouve ça sain que les gens veuillent conserver un équilibre et une sécurité financière.

Véronique Perron, chargée de projet pour le SADC Centre-de-la-Mauricie

De garder un emploi en parallèle, des fois ça met moins de pression sur l’entreprise aussi, dit-elle. Dans la première année, on n’a pas à se tirer un salaire de cette activité entrepreneuriale.

Toutefois, pour aider celles qui souhaitent s'investir entièrement, les chercheurs recommandent aux décideurs d'investir dans des programmes de mentorat et de formation. Des ressources qui seraient bénéfiques pour Caroline Duranleau.

Si j'avais quelqu'un pour m'aider à me stimuler et à structurer tout ça, peut-être que ça avancerait plus vite vers le temps plein, croit-elle.

L'étude de la SADC a été réalisée dans le cadre du projet Entreprendre au féminin autrement.

Avec les informations de Camille Carpentier

Mauricie et Centre du Québec

Entrepreneuriat