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Trois fois moins de bureaux de la santé publique en Ontario

Un médecin qui rédige une ordonnance

Un médecin

Photo : Radio-Canada

Mathieu Simard

Le gouvernement Ford franchit un pas de plus vers la réorganisation du système de santé. La ministre responsable, Christine Elliott, confirme qu'elle fusionnera les 35 bureaux régionaux actuels pour qu'il n'en reste que 10. Les limites des territoires desservis par ces mégabureaux n'ont pas encore été finalisées, mais la ministre promet déjà que les fusions se feront « naturellement ».

Un document dont a obtenu copie l’opposition néo-démocrate à Queen’s Park contient les regroupements provisoires, envisagés par le gouvernement, pour les bureaux régionaux de santé publique.

La ministre de la Santé Christine Elliott

La ministre de la Santé Christine Elliott a précisé mardi, devant les journalistes, que les limites des dix nouveaux territoires pour les bureaux régionaux ne sont que provisoires.

Photo : Radio-Canada

Les progressistes-conservateurs ont confirmé que le document constitue un des scénarios à l’étude, mais on prévient qu’il ne s’agit pas d’un choix final. Le document qui circule ne contient que des suggestions [...] Nous mettrons notre plan de l’avant dans quelques mois, mais nous voulons nous assurer que les bureaux s’intégreront tout naturellement, a répondu la ministre de la Santé, Christine Elliott, aux questions des journalistes.

Il y a eu des consultations préliminaires, mais il nous reste encore beaucoup de travail.

Christine Elliott, ministre de la Santé

Selon le document, le gouvernement prévoit fusionner jusqu’à sept bureaux régionaux. C’est le cas notamment dans le nord-est de la province, où l’on évalue la possibilité de regrouper les bureaux de Subdury, North Bay-Parry Sound, Algoma, Timiskaming, Porcupine ainsi que le regroupement partiel des bureaux de Renfrew et de Simcoe-Muskoka.

Les limites précises des nouveaux bureaux de santé publique seront finalisées en consultation avec les municipalités lors de groupes de travail techniques, que nous prévoyons de lancer prochainement, a laissé savoir la ministre Elliott dans un communiqué.

Des territoires trop vastes, selon l’opposition

Le scénario à l’étude inquiète beaucoup de députés d’opposition, dont la porte-parole néo-démocrate en matière de Santé, France Gélinas. Il n’y a rien de bon qui va sortir là-dedans, il n’y a aucune donnée probante qui démontre qu’on va être capable de maintenir les services et encore moins de les améliorer en passant de 35 bureaux à 10, a-t-elle expliqué. La députée de Nickel Belt craint notamment que les nouveaux bureaux perdent contact avec la population en raison de l’ampleur du territoire qu’ils devront desservir, particulièrement dans le nord de la province.

C’est difficile d’avoir des partenaires qui ont le pouls d’une communauté quand tu es sur un territoire qui a des dizaines de milliers de kilomètres.

France Gélinas, porte-parole de l’opposition en matière de Santé

Le constat est le même pour la députée libérale Nathalie Des Rosiers, qui estime que ces fusions comportent le danger de perdre la capacité d’agir localement et de comprendre les localités. La province de l’Ontario c’est une grande région géographique; la décentralisation a toujours été utile pour bien comprendre ce qui se passe dans les régions, affirme-t-elle.

La ministre de la Santé a expliqué que d’autres consultations sont prévues avec les municipalités et les professionnels du milieu de la santé au cours des prochaines semaines, afin de faire les bons choix.

Toronto

Politique provinciale