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Maskinongé attend toujours le financement pour rehausser la route de la Langue-de-Terre

Un chemin asphalté inondé

Il reste encore de l'eau sur la route de la Langue-de-Terre, à Maskinongé, inondé depuis la fin avril.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Radio-Canada

Le maire de Maskinongé, en Mauricie, attend toujours de savoir s'il pourra rehausser un tronçon de la route de la Langue-de-Terre, constamment inondé par les inondations printanières.

Un texte de Sébastien St-Onge

Roger Michaud estime avoir tout fait « selon les règles de l’art », mais dit se buter à la « bureaucratie ».

On demande tellement d’affaires que c’est de la répétition. Ça fait deux ans qu’on répète, ça fait quatre ans que je réponds aux mêmes questions qu’on me pose suite à l’étude, déplore le maire. Un moment donné, il faut que j’écrive. Si j’oublie d’écrire un mot, on me retourne la question pour que j’écrive le mot en question que j’ai oublié d’écrire ou la virgule que j’ai oublié de mettre, poursuit-il.

Une étude d’impacts sur l’environnement a été effectuée il y a quelques années au coût de 80 000 $ et le projet n’a reçu aucune question négative du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).

La route, déjà existante, doit être surélevée sur 560 mètres jusqu’à 45 centimètres par endroits. Les travaux devraient coûter 200 000 $ selon la municipalité, qui a obtenu 160 000 $ pour ce projet dans le cadre du Programme de la taxe sur l’essence et de la contribution du Québec (TECQ).

Un homme se tient près d'un terrain inondé

Le maire de Maskinongé Roger Michaud dit ne toujours pas être fixé sur les éventuels travaux de rehaussement du chemin de la Langue-de-Terre, inondé année après année au printemps.

Photo : Radio-Canada

Toutefois, si les travaux ne sont pas réalisés avant le 31 décembre prochain, Maskinongé devra retourner les sommes gouvernementales dans leur entièreté, ce qui totalise près d’un million de dollars.

C’est pour la sécurité du monde que je veux faire ça. Ce n’est pas par plaisir. Une petite municipalité, ce n’est pas comme une grosse municipalité. On fait attention à nos dépenses. Et cet argent-là, comme je vous dis, je ne veux pas la perdre pour être obligé de tout rembourser ce que j’ai mis déjà sur le chemin, ajoute Roger Michaud.

La municipalité attend donc un décret ministériel, à la suite duquel le ministère a 90 jours pour délivrer le permis. La municipalité devra ensuite aller en processus d’appels d’offres pour trouver l’entrepreneur qui effectuera les travaux.

Encore dans les délais, répond le ministre de l’Environnement

Le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoît Charrette, a rétorqué aux propos du maire de Maskinongé mardi en assurant que la décision de son ministère sera prise dans les délais.

Le ministre Benoît Charette répond aux questions des journalistes.

Le ministre de l'Environnement Benoît Charette soutient que Maskinongé recevra une réponse « dans les délais », soit d'ici environ quatre mois.

Photo : Radio-Canada

La procédure environnementale, généralement, ça s’échelonne sur 18 mois, a expliqué le ministre de l’Environnement. On en est essentiellement à 14 mois, donc tout à fait dans les temps.

Le ministre Charrette a poursuivi en expliquant que la décision de rehausser ou non la route de la Langue-de-Terre ne peut être prise à la légère.

Vous comprendrez qu’un secteur qui est inondé année après année, il faut prendre le temps d’évaluer les impacts d’un rehaussement de chaussée, parce que ça deviendrait une digue, ni plus ni moins, a exposé le ministre. Si l’eau qui est déviée par le rehaussement de la route est redirigée vers d’autres secteurs, on ne s’aide pas.

Les inondations ne sont pas terminées

Contrairement à bien des endroits dans la région, Maskinongé est encore bien loin d’une opération nettoyage. L’eau est toujours bien visible et recouvre plusieurs terrains et routes, comme la route de la Langue-de-Terre.

Une chaloupe devant un bungalow entouré d'eau

Cette résidence de la route de la Langue-de-Terre, à Maskinongé, est toujours coupée du reste de la municipalité en raison des inondations.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Quand l’eau baisse et il fait beau, c’est toujours plus attrayant et toujours plus facile de passer au travers. Là, on voit que l’eau monte, on annonce encore de la pluie, la neige n’est pas toute fondue. Au niveau du moral, c’est plus dur pour les gens qui sont touchés, affirme Roger Michaud.

Le maire ne croit pas que voir les eaux se retirer de sa municipalité d’ici la mi-juin.

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