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Un premier contrat de recherche pour l’Université de l’Ontario français

Un stéthoscope aux couleurs du drapeau franco-ontarien
Les soins de santé en français, en Ontario. Photo: Radio-Canada
Jérémie Bergeron

Même si l'Université de l'Ontario français (UOF) n'offre toujours pas de programmes et n'a toujours pas d'étudiants ou même de locaux, l'institution a décroché un premier contrat de recherche.

Reflet Salvéo, un organisme de planification des services de santé en français à Toronto, versera la somme de 22 000 $ à l’UOF pour préparer une étude approfondie au sujet des soins de santé offerts en français dans la région torontoise.

Cette somme ne servira qu'à préparer une future recherche et cette phase préparatoire sera supervisée par un groupe de professeurs bénévoles. L’UOF ne déboursera pas d’argent à même son financement.

Notre contribution est celle de l’expertise; les fonds proviennent de l'organisme qui est intéressé à la recherche, explique le recteur par intérim de l'UOF, Normand Labrie.

Un hommeLe recteur par intérim de l'Université de l'Ontario français, Normand Labrie. Photo : Radio-Canada

L'objectif, c’est d’essayer de bien comprendre les dimensions de l'accès aux services de soins de santé en français de la grande région de Toronto, ajoute Normand Labrie.

On va d'abord travailler ensemble pour faire une revue de littérature, soutient M. Labrie.

Deuxièmement, on va organiser un atelier avec Salvéo, les chercheurs de l’UOF et d’autres experts pour bien déterminer la question de la recherche et la méthodologie. Après ces étapes, l’UOF pourra demander des subventions pour lancer véritablement une recherche de trois ans.

Si la recherche va de l'avant après le projet-pilote, elle sera partenariale, soit une recherche personnalisée aux besoins de l’organisme qui la finance.

On veut vraiment établir les bases de la recherche partenariale qui va être la marque de commerce de l’Université de l’Ontario français, ajoute M. Labrie. C’est une façon de faire très collaborative.

Le recteur par intérim rappelle que la recherche académique fait partie du mandat de l'institution, même si l’UOF n’a toujours pas de programmes de baccalauréats approuvés par la province.

En tant qu’université légalement constituée, c’est normal qu’on soit actif dans la recherche. C’est une des missions de l’Université, affirme-t-il.

On espère toujours que nos programmes seront approuvés dans les prochains mois, pour qu’on puisse ouvrir les admissions, conclut M. Labrie.

Un partenariat naturel

Gilles Marchildon, directeur général de Reflet Salvéo.Gilles Marchildon, directeur général de Reflet Salvéo, un organisme qui vise à améliorer l'accès aux services de santé en français dans la région de Toronto. Photo : Radio-Canada

De son côté, le directeur général de l'organisme Reflet Salvéo, Gilles Marchildon, explique avoir choisi l'UOF  en raison de la proximité de celle-ci.

L'université est basée à Toronto, alors c'est un partenaire naturel, explique M. Marchildon. Ce n’est pas comme si on a fait l’éventail de toutes les universités francophones en Ontario, mais on a regardé quelle était l’université qui était la mieux arrimée avec nos besoins.

L'organisme assure avoir déjà investi des sommes auprès de firmes de recherches, par exemple, pour mener différentes études.

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