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Le Soudan du Sud toujours dans l'impasse politique

Le président du Soudan Sud, Salva Kiir (gauche), avec Riek Machar, son ancien rival qui devrait devenir vice-président
Le président du Soudan Sud, Salva Kiir (gauche), avec Riek Machar, son ancien rival qui devrait devenir vice-président Photo: The Associated Press / Mulugeta Ayene
Radio-Canada

La formation d'un gouvernement transitoire d'union nationale est toujours en suspens au Soudan du Sud, où le principal opposant au président Salva Kiir refuse de rentrer au pays.

Après plus de 380 000 morts et 4 millions de personnes déplacées en 5 ans de guerre civile, les belligérants ont conclu en septembre 2018 un accord de paix. Ce dernier prévoyait la formation d'un gouvernement d'union nationale d'ici au 12 mai.

Mais Riek Machar, qui doit redevenir vice-président, s'inquiète des conditions de sécurité à son retour à Juba, la capitale du Soudan du Sud. Il a obtenu début mai un délai de six mois supplémentaires pour former ce gouvernement d'union nationale et réside actuellement à Khartoum, la capitale du Soudan.

Son parti n’a pas manqué de souligner, fin avril, que le président Kiir avait engagé des lobbyistes américains pour bloquer un éventuel tribunal des crimes de guerre au Soudan du Sud. Il s’agit pourtant d’une clause essentielle de l'accord de paix destiné à restaurer la confiance entre les parties.

Le Soudan du Sud est né en juillet 2011 de la partition du Soudan. Depuis, les deux ethnies principales qui ont mené la lutte pour l’indépendance sont divisées. Le président Salva Kiir est issu de l’ethnie des Dinka, qui est catholique, alors que son vice-président, Riek Machar, fait partie du peuple Nuer, de confession presbytérienne.

Depuis 2013, ce dernier vit au Soudan, ayant été accusé de fomenter un coup d’État pour prendre le pouvoir. « Je lui ai complètement pardonné [à Machar] et tout ce que je lui demande, c'est de devenir un partenaire pour la paix, car il n'est plus mon adversaire », a déclaré mardi le président Kiir à l'ouverture d'une nouvelle session du Parlement.

« Dans l'esprit de cet accord [de paix] et de notre expérience à Rome, je réitère à Riek Machar mon invitation à rentrer à la maison », a-t-il ajouté, en faisant référence à l’intervention directe du pape François dans la réconciliation entre les deux belligérants.

Notre pays est à la croisée des chemins : embrasser et consolider la paix ou s'enfoncer à nouveau dans la guerre. Je me bats pour la paix et la stabilité et je rejette complètement la guerre. Mon gouvernement utilisera donc toutes les ressources à sa disposition dans le but de consolider la paix et la stabilité.

Le président du Soudan Sud, Salva Kiir

Les travaux du Parlement étaient ajournés depuis décembre 2018 pour permettre aux parlementaires de retourner dans leur circonscription écouter les doléances de leurs administrés.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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