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Une saison des feux de forêt occupée est prévue dans les T.N.-O.

Vue aérienne d'un secteur boisé. Une épaisse fumée et des flammes peuvent être apperçus.

Vue aérienne d'un incendie de forêt en 2014 près de la ligne de haute tension entre Behchoko et la centrale hydroélectrique de Snare.

Photo : NWT Power Corporation

Mario De Ciccio

Après une saison des feux de forêt plutôt tranquille en 2018, les autorités des Territoires du Nord-Ouest s'attendent à être plus occupées cet été. Les prédictions météorologiques sèches et chaudes, prévues surtout dans le sud du territoire, laissent présager des feux plus graves que l'an dernier.

Le gestionnaire des opérations d'incendie du territoire, Richard Olsen, prévoit que la saison des feux de forêt entrera dans la moyenne territoriale, qui est de 200 à 220 feux, sur plus de 500 000 hectares.

L’an dernier, 59 feux ont brûlé jusqu’à 16 000 hectares de forêts, selon le ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles. La saison s’est avérée la plus tranquille des 40 dernières années, derrière celle de 2009.

Si ces statistiques sont surtout attribuées aux précipitations records de juin dans certaines régions du territoire, les prévisions météorologiques de cette année laissent présager une tout autre situation.

Selon Richard Olsen, les conditions sont présentement plus sèches que la normale dans les régions du North et du South Slave, ainsi que dans celle du Deh Cho. Les conditions dans les régions du Sahtu et d'Inuvik sont normales ou plus humides que la normale.

Avec le temps qui s’annonce aussi plus sec et plus chaud, Richard Olsen s'attend à des mois de mai et de juin occupés. Il craint de voir certains feux brûler tout l'été.

Des pompiers avec des casques et des vêtements de protection.

Presque toutes les équipes de pompiers sont prêtes et terminent leur entraînement de remise en forme, selon le gouvernement ténois.

Photo : Radio-Canada / archives

Le gestionnaire des forêts de la région du South Slave, Daniel Allaire, rappelle toutefois qu'il peut être très difficile de prévoir une saison des feux de forêt sur le territoire.

« Je me rappelle la saison en 1978. C’était très chaud, il n’y avait presque pas de pluie, mais pas beaucoup d’éclairs non plus. Donc, on n’a presque pas eu de feux. Il y a beaucoup de facteurs à prendre en compte », mentionne celui qui travaille dans le milieu depuis une quarantaine d'années.

On va être plus occupés que l’an dernier, ça, c’est pas mal certain.

Daniel Allaire, gestionnaire des forêts de la région du South Slave

Daniel Allaire espère tout de même que la saison des feux dans le territoire ne rivalisera pas avec celle de 2014, qui avait été très grave. Il note que, dans le South Slave, les indices de sécheresse sont présentement plus élevés qu’en 2014.

Des extrêmes plus variés

Avec le contraste des dernières années, les autorités font face à des saisons de plus en plus différentes d'une année à l'autre.

« Au cours des 10 dernières années, nous avons eu nos deux saisons les plus tranquilles, note Richard Olsen. Alors que, pendant le même temps, les années 2013, 2014 et 2015 font partie des saisons les plus actives. »

Selon le chercheur scientifique au Centre de foresterie du Nord de Ressources naturelles Canada, Marc-André Parisien, les conditions risquent de varier de plus en plus avec des extrêmes « beaucoup plus extrêmes ».

Un homme se tient dans la forêt et regarde la caméra.

Marc-André Parisien est chercheur scientifique au Centre de foresterie du Nord de Ressources naturelles Canada.

Photo : Ressources naturelles Canada

Marc-André Parisien estime tout de même que les autorités ont beaucoup appris sur le comportement des feux après les deux années de grands feux sur le territoire en 2014 et en 2015, suivies du feu de Fort McMurray, en 2016, et des deux années très occupées en Colombie-Britannique, en 2017 et en 2018.

« On a fait des investissements qui nous ont permis de mieux comprendre, de mieux prévoir et de mieux mitiger les effets négatifs des feux de forêt », explique-t-il.

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Feux de forêt