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Québec recule et permettra de fumer du cannabis dans les parcs

Des gens s'échangent un joint devant un feu de camp.
Si le gouvernement Legault revoit sa stratégie sur la consommation de cannabis dans les lieux publics, il n'entend pas reculer sur son intention de hausser l'âge de consommation à 21 ans. Photo: iStock
Martine Biron

Le gouvernement de François Legault assouplit sa position et permettra aux consommateurs de cannabis de fumer dans certains endroits publics comme les parcs. Québec se rend compte que son projet de loi resserrant l'encadrement du cannabis, comme il a été présenté, est littéralement inapplicable, puisque l'interdiction de fumer touche tous les endroits publics.

Il s'agit d'un revirement de situation, car le premier ministre François Legault a toujours maintenu la ligne dure à ce sujet. Il en avait d'ailleurs fait une promesse électorale.

Selon plusieurs sources, le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, doit proposer au cours des prochains jours des amendements au projet de loi 2 pour donner un peu plus de latitude aux municipalités qui ont fait valoir l’inconséquence du projet de loi.

Si le cannabis est légal depuis huit mois au pays, la CAQ proposait néanmoins d’en empêcher la consommation presque partout.

Plusieurs municipalités ont demandé au gouvernement d'apporter des changements au projet de loi.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a fait valoir, lors de la présentation de son mémoire en commission parlementaire en février dernier, que les « restrictions » du projet de loi « soulèvent des difficultés importantes pour Montréal », particulièrement en ce qui a trait à l’application de la loi.

Montréal mettait aussi en doute la capacité des policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) de délivrer des constats d’infraction relativement à la consommation de cannabis dans les lieux publics.

L’Union des municipalités du Québec (UMQ) a présenté une position similaire. Le président de l’UMQ, Alexandre Cusson, a réclamé que le gouvernement donne aux municipalités une plus grande autonomie pour encadrer la consommation de cannabis dans les lieux publics. Son appel sera donc entendu.

Âge de consommation maintenu

Mais là s’arrêtent les assouplissements. Ainsi, le gouvernement ne bronche pas sur l’âge légal de consommation du cannabis, qu’il fera passer de 18 à 21 ans, ce qui fera du Québec la province qui aura les règles sur la vente du cannabis les plus strictes du pays.

Ailleurs au Canada, le cannabis est autorisé dès l’âge de 19 ans, sauf en Alberta, où l’âge légal a été fixé à 18 ans.

Avec ces quelques amendements, le gouvernement espère rallier les partis d’opposition et ainsi permettre l’adoption du projet de loi d’ici l’ajournement des travaux parlementaires pour l’été à la mi-juin.

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