•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Début de la saison touristique : pénurie de main-d'œuvre en vue

Cuisinier
Certains proposent que les serveurs partagent leurs pourboires avec les cuisiniers. Photo: Radio-Canada / Martin Toulgoat
Laurence Royer

Comme dans d'autres régions de la province, les entreprises touristiques de l'Est-du-Québec peinent à recruter tout le personnel nécessaire pour la nouvelle saison qui va bientôt s'amorcer. Pour contrer cette pénurie de main-d'œuvre, Québec a lancé un appel aux retraités et aux travailleurs d'expérience qui sont sur le point de quitter le marché du travail.

Le problème de la rareté de la main-d’œuvre sur la Côte-Nord, au Bas-Saint-Laurent ainsi qu’en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine est fidèle au portrait provincial. Au total, 20 000 postes dans le domaine touristique sont vacants au Québec.

Postes vacants en tourisme dans l'Est-du-Québec

Côte-Nord : 235

Bas-Saint-Laurent : 330

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine : 298

Des croisiéristes en Basse-Côte-NordDes croisiéristes en Basse-Côte-Nord Photo : Radio-Canada

Dans les trois régions, les employeurs cherchent surtout des cuisiniers, des préposés à l'entretien ménager, des préposés à l'entretien et à l'accueil de sites touristiques, du personnel pour les billetteries et pour le service à la clientèle.

Toutefois, la rareté de la main-d'œuvre n’est pas exclusive à l’industrie touristique. Tous les secteurs d’emploi en souffrent dans la province.

Intervention du gouvernement provincial

Pour pallier ce problème, le gouvernement québécois prévoit investir près de 900 millions de dollars dans les cinq prochaines années pour encourager les personnes de 60 ans et plus à continuer de travailler.

Le directeur général adjoint de Tourisme Côte-Nord, Paul Lavoie, croit que le retour de retraités sur le marché du travail pourrait être une solution dans la région.

Dans l’Est-du-Québec, la pénurie de main-d’œuvre est surtout problématique au début et à la fin de la saison touristique, lorsque les travailleurs étudiants sont à l’école, ajoute Paul Lavoie.

C'est un enjeu, surtout qu'on constate que la saison touristique va de plus en plus s'étirer, dit-il. [L’objectif est] de varier le bassin de main-d'œuvre et d'aller chercher des gens pour qui [le prolongement de la saison touristique] n'est pas un enjeu, comme les retraités.

Paul Lavoie devant les bureaux de Tourisme Côte-NordPaul Lavoie est le directeur général adjoint de Tourisme Côte-Nord Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

D'autres solutions

Des acteurs de l’industrie touristique aimeraient aussi que le gouvernement intervienne pour retarder la rentrée scolaire à l'automne pour que les étudiants puissent rester au travail plus longtemps.

L’automatisation de certaines tâches fait aussi partie des solutions envisagées. Les associations touristiques disposent dorénavant de budgets pour développer de nouvelles technologies, explique la directrice générale de Tourisme Gaspésie, Joëlle Ross.

Il y a de nouvelles technologies qui sont en train de s'implanter en Gaspésie, comme ailleurs. Par exemple, des bornes où tu vas pouvoir t’enregistrer à l'hôtel sans avoir quelqu'un avec toi.

Joëlle Ross, directrice générale de Tourisme Gaspésie

De son côté, le directeur général de Tourisme Bas-Saint-Laurent, Pierre Lévesque, fait valoir que les salaires sont aussi en augmentation dans l'industrie touristique et que plusieurs employés travaillent à temps plein presque toute l'année.

Avec les informations de François Robert

Côte-Nord

Emploi