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La Lune rétrécit et tremble

L'escarpement de la faille est comme un escalier dans le paysage lunaire (flèches blanches pointant vers la gauche) formé lorsque la croûte près de la surface est poussée, se brise et est poussée vers le haut quand la Lune se contracte.

L'escarpement de la faille est comme un escalier dans le paysage lunaire (flèches blanches pointant vers la gauche) formé lorsque la croûte près de la surface est poussée, se brise et est poussée vers le haut quand la Lune se contracte.

Photo :  NASA/GSFC/Arizona State University/Smithsonian

Radio-Canada

La Lune rétrécit au fur et à mesure que son intérieur se refroidit et, ce faisant, enregistre des séismes. Une nouvelle étude de la NASA démontre que notre satellite s'est aminci de plus de 50 mètres au cours des dernières centaines de millions d'années.

Les scientifiques ont identifié ce qu'ils appellent des « fissures de poussée », où une section de la croûte de la Lune glisse sur une partie voisine. Ces failles ressemblent à de petites falaises en escalier, vues de la surface lunaire, généralement hautes de plusieurs dizaines de mètres et s'étendant sur quelques kilomètres.

« Notre analyse donne les premières preuves que ces failles sont encore actives et produisent probablement des tremblements de lune aujourd'hui alors que la Lune continue de se refroidir et de rétrécir progressivement », a déclaré Thomas Watters, scientifique principal au Center for Earth and Planetary Studies du Smithsonian's National Air and Space Museum à Washington. « Certains de ces tremblements de terre peuvent être assez forts, environ cinq sur l'échelle de Richter. »

Watters et son équipe ont analysé les données de quatre sismomètres placés sur la Lune par les astronautes du programme Apollo à l'aide d'un algorithme, qui a donné une meilleure estimation de l'emplacement des séismes de lune. L'étude a été publiée le 13 mai dans Nature Geoscience.

Les astronautes ont placé les instruments sur la surface lunaire pendant les missions Apollo 11, 12, 14, 15 et 16. Le sismomètre Apollo 11 n'a fonctionné que pendant trois semaines, mais les quatre autres ont enregistré 28 tremblements de lune peu profonds, de 1969 à 1977. Les tremblements de terre ont varié de 2 à 5 sur l'échelle de Richter.

En utilisant les estimations de localisation de l'algorithme, l'équipe a constaté que l'épicentre de 8 des 28 séismes se trouvait à moins de 30 kilomètres de failles visibles sur les images lunaires.

De plus, la nouvelle analyse a révélé que six des huit séismes se sont produits lorsque la Lune était à son apogée ou près de son apogée, le point le plus éloigné de la Terre dans son orbite. C'est là que les contraintes de marée supplémentaires dues à la gravité de la Terre provoquent un pic de la contrainte totale, ce qui rend plus probables les événements de glissement le long de ces failles.

Depuis son entrée en fonction en 2009, le Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO) de la NASA a saisi plus de 3500 de ces failles.

« Il est vraiment remarquable de voir comment les données d'il y a près de 50 ans et de la mission LRO ont été combinées pour faire progresser notre compréhension de la Lune tout en suggérant où les futures missions visant à étudier les processus intérieurs de la Lune devraient aller », a déclaré John Keller, chercheur du projet LRO au Goddard Space Flight Center de la NASA à Greenbelt, Maryland.

Avec les informations de NASA

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