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La Ville de Sherbrooke cherche une solution pour des rues plus résistantes

Une route fissurée, à Sherbrooke.
Le sol argileux de la ville de Sherbrooke le rend fragile aux périodes de gel-dégel Photo: Radio-Canada
Fanny Lachance-Paquette

Une rencontre est prévue entre la Ville de Sherbrooke et le ministère des Transports du Québec, à la fin du mois de mai, pour trouver des solutions au piètre état des routes.

Les ingénieurs du service d’infrastructures de la ville s’affairent à trouver de nouvelles façons de construire les routes de la ville. Les recherches portent sur la surface de la chaussée tout comme sur la structure elle-même, note la directrice de ce service, Caroline Gravel.

Avec le mouvement de gel-dégel, avec ce qu’on a vécu cette année, ça a été très difficile pour nos routes, pour les coûts qui s’en suivent aussi, pour les réparer.

Caroline Gravel, directrice du service des infrastructures urbaines à la Ville de Sherbrooke

La rencontre a pour objectif d’en apprendre davantage sur les nombreuses recherches en cours sur les structures de chaussée par le ministère des Transports. Des projets pilotes sur certaines rues de la ville pourraient en découler.

De nouveaux revêtements?

Lors du dernier conseil municipal, le conseiller Pierre Tremblay avait soulevé la possibilité de faire du pavage de rue en béton étant donné la hausse du coût du bitume et sa propension à fissurer. Caroline Gravel croit que l’utilisation de béton compacté roulé serait plus chère que l’emploi du bitume, même à son prix actuel. Elle concède que la durée de vie de ce matériau est plus grande et qu’il faudra faire un comparatif des coûts.

La directrice du service des infrastructures urbaines assure que moins de kilomètres pourraient être réparés chaque année pour des raisons de logistique d’approvisionnement. Du béton compacté roulé, faut avoir une usine proche lance-t-elle. L’option pourrait être envisageable lors de la reconstruction d’un long tronçon d’une même rue.

La seule autre option pour diminuer les coûts serait l’emploi du gravier. Ce qui serait une très mauvaise idée selon la directrice qui souligne les problèmes de nid de poule et les mouvements de gel et de dégel. Ces routes demanderaient beaucoup trop d’entretien. La Ville de Sherbrooke a d’ailleurs décrété des travaux sur des rues en gravier avec des puisards pour cesser des travaux d’entretien trop fréquents et complexes.

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