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Un ancien pompier enseigne comment détecter et combattre le stress post-traumatique

Un pompier, seul, arrose un immense brasier composé d'arbres.

La confrontation à la mort est une expérience traumatisante.

Photo : BC Wildfire

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un ancien pompier de la Colombie-Britannique, Michael Swainson, a appris qu'il était atteint du syndrome de stress post-traumatique en 2009. Il offre aujourd'hui une formation aux pompiers qui pourraient en être victimes.

Alors que la saison des feux de forêt reprend, Michael Swainson pense que les services de lutte contre les incendies pourraient faire mieux pour lutter contre le syndrome de stress post-traumatique.

Michael Swainson a travaillé pendant 25 ans comme ambulancier, répartiteur des services d’urgence et pompier volontaire. Il savait pourtant que quelque chose n’allait pas trois ans avant le diagnostic de son syndrome de stress post-traumatique.

Quand on met sa vie en danger et qu'on manque mourir ou être gravement blessé, c’est un traumatisme auquel on a du mal à faire face et qu'on n’oubliera jamais, dit-il.

Un traumatisme, c'est comme un tapis roulant. Il tourne, il tourne… et il finit par t’avoir.

Une citation de : Michael Swainson, formateur sur le stress post-traumatique

En tant que formateur, Michael Swainson apprend aux pompiers à reconnaître le syndrome post-traumatique chez eux ou chez un collègue, à le prévenir et à le surmonter. Il enseigne notamment comment se préparer à répondre à un mauvais appel, que ce soit un accident ou un incendie.

Si on développe une armure psychologique avec la formation, alors ça rendra les choses plus faciles.

Une citation de : Michael Swainson, formateur sur le stress post-traumatique

Après un événement traumatisant, il est important d’en parler, rappelle Michael Swainson. De nombreuses casernes ont une culture du courage, mais cela ne veut pas dire qu’il faut ravaler ses sentiments et se taire, pense-t-il. Au contraire, reconnaître que l’on souffre d’un traumatisme psychologique est une preuve de courage.

L'homme s'adresse au journaliste dans une cour ensoleillée.

L'ancien pompier regrette qu'il existe encore une culture du silence autour du syndrome de stress post-traumatique.

Photo : Radio-Canada

L’ancien pompier estime que les directeurs des services de secours devraient faire le premier pas en direction d’une culture d’entreprise plus ouverte à la reconnaissance du syndrome de stress post-traumatique. Leur attitude devrait ensuite servir d'exemple à tous les employés.

Avec les informations de l’émission Daybreak North

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