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Un comité fédéral demande à la GRC de maintenir la formation des cadets en français

De jeunes policiers se tiennent debout en uniforme.

Des cadets de la GRC pendant la cérémonie de fin de formation à Regina (archives).

Photo : Reuters / Valerie Zink

Angie Bonenfant

Dans une motion adoptée à l'unanimité, la semaine dernière, les membres du Comité permanent des langues officielles ont demandé à la Gendarmerie royale du Canada (GRC) de faire marche arrière et de réinstaurer la formation en français des cadets.

Que le Comité demande à la Gendarmerie royale du Canada d’infirmer sa décision en vigueur depuis le 1er avril 2019 visant à mettre fin à la formation unilingue francophone à son école, Division Dépôt en Saskatchewan, peut-on lire dans la motion, présentée par le député conservateur de Beauport — Limoilou, Alupa Clarke.

Le vote est passé inaperçu, puisqu’il a eu lieu dans les dernières minutes d’une réunion qui s’est en grande partie déroulée à huis clos.

Depuis le 1er avril, dans le cadre d’un projet pilote de deux ans, les cadets de la GRC ne reçoivent plus de formation policière en français. Cette dernière a été remplacée par des formations bilingues. Une formation est toutefois toujours offerte en anglais.

Quand j’ai vu ça, cela m’a troublé un peu. Ça m’a rendu en colère. Je me suis dit que ce serait un signal si tout le Comité adoptait [une motion] unanimement, a déclaré M. Clarke lors du vote. J’espérais que le gouvernement voit [...] que cette décision n’a pas de sens!

Les hauts responsables de la GRC disent avoir choisi de former les recrues seulement en anglais ou dans un format bilingue afin de respecter la réalité policière sur le terrain. L’organisation dit aussi que cette décision a été prise parce qu’elle manque de ressources.

Pour le député de Beauport — Limoilou, qui a eu recours à des avis externes au niveau du droit canadien, l’argument budgétaire ne tient pas.

Je sais que ce n’est pas toujours facile pour eux par rapport à leur budget, mais notre devoir n’est pas d’avoir des considérations budgétaires par rapport à la GRC. C’est de déterminer que cette décision va à l’encontre de l’esprit de la Loi sur les langues officielles, a-t-il lancé.

La GRC dit que son projet pilote de deux ans respecte la Loi. Ce sera au commissaire des langues officielles, Raymond Théberge, d’en juger, puisqu’il a déjà reçu des plaintes concernant cette situation.

Ottawa-Gatineau

Politique fédérale