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La GRC et la police d’Halifax ne s’excuseront pas pour le profilage racial

Lumières d'une voiture de police suivant un automobiliste.
À Halifax, les Noirs sont 6,1 fois plus sujets que les Blancs à des contrôles policiers de routine, et 5,3 fois plus sujets à ces contrôles que le reste de la population. Photo: Getty Images / Andrey Popov
Radio-Canada

La police d'Halifax et la Gendarmerie royale du Canada (GRC) ont déclaré qu'elles ne présenteraient pas d'excuses officielles à la communauté afro-néo-écossaise sur les contrôles de rue qui ont ciblé de manière disproportionnée la communauté noire de la ville.

En avril, la Commission de police d’Halifax a demandé à la police municipale et à la GRC de suspendre les contrôles de rue et de préparer une déclaration conjointe afin de s’excuser suite à la publication d’un rapport sur le profilage racial qui démontrait que les Afro-Néo-Écossais étaient six fois plus souvent que les Blancs ciblés par ces contrôles.

Un contrôle policier de routine, ou contrôle de rue, consiste à aborder un citoyen dans la rue ou dans un véhicule pour vérifier son identité ou l'interroger, même lorsque le policier instigateur de cette interaction n’enquête sur aucun délit en particulier. Cette mesure est souvent décriée comme un exemple de profilage racial et de harcèlement à l’endroit des citoyens.

Des excuses formelles pourraient sembler fallacieuses à ce moment-ci, explique Robert Doyle, de la GRC, et pourraient perturber les efforts visant à créer un changement durable.

Les enjeux liés aux excuses organisationnelles sont très complexes et sensibles, dit quant à lui le chef de la police d’Halifax, Robin McNeil. Selon lui, les données sur contrôles de rue ne présentent pas le portrait complet de la situation. Les arrêts non respectés, les plaintes des policiers et le traitement des personnes durant ces interactions n’ont pas été pris en compte.

Le mois dernier, le ministre de la Justice de la Nouvelle-Écosse, Mark Furey, a demandé un moratorium provincial sur les contrôles policiers de rue, assurant qu’il s’agissait du meilleur remède pour les relations entre la communauté afro-néo-écossaise et les agents de la paix.

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