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Polyfonik 30 : évolution des Polyfoniciens

Quatre personnes se tiennent le long d'une barrière, devant des montagnes.

Voici les quatre Polyfoniciens de cette année : de gauche à droite, Isabelle Cliche, Sympa César, Erik Ringuette et Renelle Roy.

Photo : Courtoisie Polyfonik 30

Radio-Canada

Cette année, trois participants sur quatre sont en terrain connu. Erik Ringuette, Renelle Roy et Sympa César participent pour une deuxième fois au concours Polyfonik. Il s'agit d'une première expérience pour Isabelle Cliche. L'équipe de Radio-Canada vous présente ici l'évolution des participants au cours des années, comment leurs expériences de vie ont influencé l'écriture de leurs chansons et leur style musical.

C'est quoi, Polyfonik?

Polyfonik, c'est tout d'abord un programme de formation, de mentorat, pour des artistes en musique, qui se termine par un concours.

Matthieu Damer, directeur du Centre de développement musical de l'Alberta (CDM), passe plusieurs mois à travailler avec les candidats pour leur donner les outils nécessaires afin d’acquérir des compétences et d'atteindre leur plein potentiel.

Le concours cette année a lieu le 22 juin. Le grand gagnant représentera l'Alberta à Chant'Ouest et courra ainsi la chance de se rendre au Festival international de la chanson de Granby.

Erik Ringuette

Erik Ringuette a participé à Polyfonik en 2017.

Erik Ringuette en 2017

Erik Ringuette est l'un des trois participants à Polyfonik 2017.

Photo : Sébastien Guillier Sahuqué

Avant-goût de Polyfonik

Erik propose trois chansons. Chante parle de son parcours musical, de sa passion et des raisons de cette passion. À l'époque de Polyfonik 2017 il avait présenté ce morceau, qu'il a retravaillé depuis.

Un jeune homme sourit devant une forêt.

Erik Ringuette a quitté Bonnyville pour venir s'établir à Edmonton.

Photo : Radio-Canada

Puis, deux nouvelles chansons : Danse sans moi et Ton briquet. Danse sans moi raconte une peine d’amour. C'est l'histoire d'un jeune homme qui ne danse pas très bien et qui se fait quitter par son amoureuse pour cette raison.

Mon style musical est plus "upbeat". J’ai maintenant beaucoup plus d’énergie dans ma performance cette année. La dernière fois, j’essayais de faire un peu plus émotionnel et j'essayais de toucher des sujets plus personnels ou "deep". Cette fois-ci, je monte l’énergie. C’est vraiment le bon temps, je vais essayer de faire bouger le monde, je veux que le monde danse, avec ou sans moi peut-être… Ça, c’est une plug à ma toune (rires)!

Erik Ringuette, auteur-compositeur-interprète

Ton briquet parle plutôt de vacances, d'expéditions dans les montagnes. C'est une chanson plus décontractée, qui souligne l'importance de profiter de la vie.

Sympa César

C'est en 2016 que Sympa César a participé à Polyfonik. Il a remporté la victoire et a représenté l'Alberta à Chant’Ouest.

L'artiste franco-albertain Sympa César assura la première partie du spectacle de Karim Ouellet lors de son passage à Edmonton.

Sympa César a remporté le Prix France Levasseur-Ouimet et le Prix Jean-Claude Lajoie en 2016.

Photo : Julianna Damer

J’étais véritablement pas prêt pour ce genre de compétition là. J’ai presque l’impression que c’est quelqu’un d’autre qui a écrit ces tounes-là. [...] Je sais plus ce que je veux faire avec ma musique, donc je me sens mieux à propos de ça.

Sympa César, auteur-compositeur-interprète

Cette année, il revient à Polyfonik avec une écriture plus personnelle, qui explore des aspects plus sombres de sa personnalité. Malgré tout, certaines chansons sont de style funk. « Je pense que je commence un peu plus à miser sur le funk, parce que c’est quand même quelque chose que j’aime et qui m’amuse. Je m’amuse enfin à chanter mes propres chansons », explique Sympa. Ce style de musique s’ajoute à sa musique de style indie et folk.

Un homme joue de la guitare dans des escaliers.

Sympa César est premier ministre du Parlement jeunesse de l’Alberta et président de Francophonie jeunesse de l’Alberta.

Photo : Radio-Canada / Emilio Avalos

Avant-goût de Polyfonik

Cette année, Sympa César jouera trois nouvelles chansons : Parasite, Le navire et La mort de Mickey Mouse. Il aborde des thèmes qui font référence à la santé mentale. Il décide de se présenter sous un autre jour, en laissant tomber l'image du gars toujours drôle et souriant.

Renelle Roy

Renelle Roy a participé au Gala albertain de la chanson (maintenant Polyfonik) en 2003. Elle l'emporte alors dans la catégorie Interprète. Elle y participe cette année à titre d'auteure-compositrice-interprète.

Une femme photographiée en noir et blanc.

Photo officielle lors du Gala albertain de la chanson en 2003.

Photo : Courtoisie Renelle Roy

Il y a 16 ans, quand j’ai fait Polyfonik, je portais plusieurs chapeaux; j’animais une certaine émission jeunesse [Oniva!]. J’ai adoré, mais il y a des responsabilités qui viennent avec ça, une image [...]. J’étais aussi soliste avec une chorale et j’étais en tournée avec la troupe de danse Zéphyr [...]. Je n'étais pas certaine de qui j'étais, comme artiste, comme musicienne. Maintenant, je le sais. 16 ans plus tard, il reste juste moi, les mots que je veux dire, mes émotions, mon vécu.

Renelle Roy, auteure-compositrice-interprète

Avant-goût de Polyfonik

Cette année, Renelle offrira trois compositions récentes. Dans Vertige, elle s'exprime au sujet de l'amour, de la maladie mentale et de la rupture. Elle explique que si on aime quelqu’un, mais qu'on sent qu'on n'a plus rien à donner, il faut faire un choix, celui de rester ou de partir.

Une femme est assise dans son salon.

Renelle Roy trouve son inspiration dans les petits moments de la journée.

Photo : Radio-Canada / Emilio Avalos

J’te l’avais dit parle de rédemption. Renelle y chante en utilisant plusieurs variations dans différentes octaves. Dans son autre chanson, J’aime, elle explore toutes les choses qu’elle aime : ses passions, l'été, les voyages et la danse. Le rythme est plus rapide, pour inciter le public à danser avec elle.

Isabelle Cliche

C'est la première participation d'Isabelle Cliche à Polyfonik, et elle y est candidate à titre d'interprète.

Une femme sourit derrière une clôture en bois.

L'écriture de chansons est une nouvelle expérience pour Isabelle, qui a plutôt l'habitude d'écrire des spectacles d'humour.

Photo : Radio-Canada / Emilio Avalos

C'est une drôle aventure. Moi, je n'ai jamais rêvé d'être chanteuse, mais j'ai toujours adoré chanter. Comme je dis souvent : tous mes souvenirs ont une chanson, et toutes mes chansons ont un souvenir. Ça me rend très sentimentale. Je n'avais jamais pensé à ça – moi, je voulais être humoriste. Et l'année dernière, j'étais à Edmonton pour la soirée de Polyfonik et j'y ai assisté pour la première fois, avec une amie. Je lui ai demandé s'il y avait un âge limite pour participer. Elle m'a répondu que non, alors je me suis donné comme objectif de participer à Polyfonik d'ici cinq ans, et nous voici un an plus tard! Je suis candidate et très contente d'y participer!

Avant-goût de Polyfonik

Pour sa première participation, Isabelle va présenter trois chansons de styles complètement différents, question de sortir de sa zone de confort.

La première est une chanson de Mireille Moquin, Chanson pour Yvan. Elle lui a été suggérée par plusieurs amis parce que Mireille Moquin est une auteure-compositrice-interprète d'ici. C'est l'histoire d'une petite fille qui remercie son frère d'avoir été là. Isabelle, qui est la plus jeune de sa famille, explique que ses grandes soeurs ont toujours été là pour elle et qu'elle a donc été très touchée par cette histoire.

Une femme accotée à une clôture.

Pour Polyfonik, Isabelle a voulu se surpasser en proposant des styles de musique qui diffèrent de son répertoire habituel.

Photo : Radio-Canada / Emilio Avalos

Sa deuxième chanson, Ailleurs, a été interprétée par Marjo. Isabelle s'est toujours considérée comme un mélange de Marjo et de Jessica Rabbit, une rockeuse en dessin animé, pleine de couleurs. Elle présentera une autre interprétation de cette chanson en version reggae rock. Sa troisième chanson, son petit bonbon, sa préférée du moment, est Si jamais j'oublie de Zaz. Elle l'a choisie pour plusieurs raisons : « Il y a tellement de choses qui se sont passées dans ma vie, dans les dernières années, et je ne veux rien oublier. Ça rappelle que c'est important de garder les pieds sur terre, d'être là, dans le moment présent, et de ne pas oublier d'où on vient. »

Voici la rencontre entre les Polyfoniciens et l'équipe radio-canadienne

Polyfonik 30: évolution des Polyfoniciens

Polyfonik 30 : notre couverture

Les trois Radio-Canadiens
Lyssia Baldini
Mélissa Cassista
Emilio Avalos

Alberta

Musique