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Pénurie de main-d’œuvre : milléniaux et retraités dans la mire de l’industrie touristique

Une foule de touristes arpente les rues du Petit Champlain à Québec. Photo: Radio-Canada / Daniel Coulombe
Louis Gagné

La pénurie de travailleurs dans l'industrie touristique atteint des sommets inégalés au Québec et la région de la Capitale-Nationale ne fait pas exception. Pour y remédier, les restaurateurs, hôteliers et autres employeurs du secteur se lancent dans une vaste opération de séduction auprès des milléniaux et des retraités.

Plus de 20 000 emplois sont présentement disponibles dans l’industrie québécoise du tourisme. Uniquement à Québec et dans la région de Charlevoix, il y a près de 2500 postes à combler.

Du jamais-vu, selon le président et directeur général de l’Alliance de l'industrie touristique du Québec (AITQ), Martin Soucy.

« C'est la première fois qu'on a besoin d'autant d'employés. Ça s'est accentué avec le temps parce que l'industrie est en croissance […] Il y a également beaucoup de touristes internationaux qui arrivent », explique M. Soucy en entrevue à Radio-Canada.

Métiers les plus en demande

Secteurs de la restauration et de l'hébergement :
- Aide-cuisinier
- Cuisinier
- Préposé à l'entretien ménager

Secteur des loisirs et divertissements :
- Préposé à l'entretien de sites/sentiers/des bâtiments
- Préposé à l'accueil/billetterie/services à la clientèle
- Sauveteur/moniteur/animateur

Source : Alliance de l'industrie touristique du Québec

Campagne de recrutement

L’AITQ vient de lancer une vaste campagne de promotion aux quatre coins de la province intitulée Mon emploi en tourisme. La campagne vise particulièrement les étudiants et les retraités.

L’industrie souhaite les attirer en vantant les avantages qu’il y a, selon elle, à occuper un emploi dans le domaine du tourisme.

La rue Saint-Jean, à QuébecLe nombre de touristes internationaux est en hausse à Québec, selon l’AITQ. Photo : iStock

« On sait que pour les milléniaux, ce n'est pas seulement une question de salaire, il y a également l'esprit de travail qui est important, et c'est vraiment agréable de travailler en tourisme », souligne Martin Soucy, qui a également des arguments à faire valoir auprès des retraités.

C'est très agréable de travailler dans un magasin-entrepôt, mais imaginez de travailler à l'extérieur, d'accueillir des clients, il y a complètement une autre dynamique pour les travailleurs expérimentés et on espère qu'ils vont choisir l'industrie touristique.

Martin Soucy, PDG, Alliance de l'industrie touristique du Québec

Travailleurs pris « pour acquis »

Le patron de l’AITQ reconnaît que l’industrie doit en faire davantage pour mettre en valeur les métiers du tourisme. L’époque où les entreprises du milieu pouvaient compter sur une main-d’œuvre abondante, année après année, sans trop d’effort, est révolue.

« On n'a peut-être parfois pris [cette main-d’œuvre] pour acquise, mais là, on va vraiment être beaucoup plus dynamiques. On est à pied d'œuvre là-dessus et il n'est pas trop tard, on est vraiment en mode solution », assure Martin Soucy.

Un autobus pour touristes stationné près du Château Frontenac, à QuébecSelon l’AITQ, l’industrie touristique génère des retombées de 15,7 milliards de dollars par année au Québec. Photo : Radio-Canada / ICI Québec

En plus des étudiants et des retraités, l’industrie touristique mise énormément sur les travailleurs temporaires, notamment dans le secteur de la restauration.

Martin Soucy cite en exemple l’Association hôtelière, qui a commencé à mener des opérations de recrutement à l’étranger.

« Il faut mettre ça en valeur. Il y a des travailleurs, par exemple en cuisine, qui sont déjà très bien formés, que ce soit en France ou en Belgique, donc il y aura des efforts à faire de ce côté-là, mais il faut naturellement simplifier le processus pour les entrepreneurs, parce que ça reste quand même assez compliqué », insiste M. Soucy.

Avec les informations de Pascal Poinlane et de Marie Maude Pontbriand

Québec

Tourisme