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Les chauffeurs d’autobus pourraient ne pas faire payer les usagers mardi

La photo de l'écusson d'un chauffeur de bus de la Winnipeg Transit.

La dernière convention collective entre le syndicat et la Ville est arrivée à échéance en janvier. En avril, les employés des transports en commun ont rejeté à 98 % une nouvelle offre de contrat de travail.

Photo : Radio-Canada / Tyson Koschik

Radio-Canada

Les usagers pourraient prendre l'autobus sans payer, mardi, à Winnipeg. L'utilisation de ce moyen de pression est envisagée par le syndicat représentant les employés de Winnipeg Transit, qui peuvent déclencher une grève légale depuis un mois.

Le syndicat, qui représente près de 1400 travailleurs, demande aux chauffeurs de ne pas renseigner les usagers sur les tarifs en cours et de ne pas leur demander de payer leur place.

« Nous n'entamons pas une grève complète. Nous n’organisons pas de lignes de piquetage. L'une des principales raisons pour lesquelles nous ne voulons pas le faire, c'est que nous ne voulons pas gêner le public, a expliqué, dimanche, le président du syndicat, Aleem Chaudhary. Ce sera une journée de trajets gratuits pour tout le monde. »

« Plutôt que de perturber la vie de milliers de personnes qui vont au travail et vaquent à leurs occupations quotidiennes, nous préférons fournir le service, et agir en même temps. »

La dernière convention collective entre le syndicat et la Ville est arrivée à échéance en janvier. Les employés des transports en commun ont rejeté à 98 % une nouvelle offre de contrat en avril.

Depuis, les négociations n’ont pas permis de réaliser de progrès significatifs, du moins à la satisfaction de ses membres, affirme Aleem Chaudhary.

Un homme moustachu croise les bras devant l'immeuble de Winnipeg qui abrite les bureaux de plusieurs syndicats.

Selon Aleem Chaudhary, président de la section locale 1505 du Syndicat uni du transport, 2 ou 3 chauffeurs d'autobus remettent leur démission chaque semaine, souvent parce qu’ils se sentent en danger.

Photo : Radio-Canada / Chris Stanton

« Nos membres sont frustrés et ne se sentent pas respectés, a-t-il ajouté. Leur moral est très bas, et la direction ignore beaucoup de choses qui se passent. Nos membres sont fatigués, ils veulent que les gestionnaires le sachent. Ils veulent qu'on les écoute, et ce, dès maintenant. »

Aleem Chaudhary a refusé de spécifier ce qui ne plaît pas au syndicat dans la dernière offre de la Ville. Il a cependant noté que cette dernière ne s'est pas occupée des conditions de travail qui ont entraîné un taux de roulement annuel de 10 % des chauffeurs d’autobus.

Selon lui, Winnipeg dépense moins pour son service de transport en commun par habitant que les autres villes canadiennes.

Des négociations à venir

Selon la Ville, le moyen de pression envisagé par les chauffeurs d’autobus n’est pas légal.

« Nous sommes conscients qu’un message sur le site Internet du syndicat appelait les chauffeurs à l’action. Bien que ce message ait été supprimé, cela constituerait un recours illégal », explique le responsable des communications de la Ville de Winnipeg, Darren Driedger.

La carte Peggo de la Winnipeg Transit.

Le syndicat des travailleurs de la Winnipeg Transit envisage la possibilité d'offrir les trajets d'autobus mardi comme moyen de pression.

Photo : CBC/Tyson Koschik

Il précise que que la Ville et le syndicat sont toujours en négociation et que de nouvelles dates sont déjà prévues à cet effet.

« La Ville est déterminée à négocier de manière juste et raisonnable et espère que les négociations aboutiront sans que le service de transport en commun soit perturbé pour les milliers d'usagers qui en dépendent chaque jour », ajoute M. Driedger.

Aleem Chaudhary dit cependant qu'il n'y avait rien d'illégal à demander aux chauffeurs de ne pas fournir d'information sur les tarifs ou de ne pas les appliquer. « Nous sommes en position de grève légale », rappelle-t-il.

Manitoba

Transport en commun