•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Sept entreprises intéressées par l'Apollo

Le traversier Apollo est amarré au port de Québec.

Le traversier Apollo est amarré au port de Québec.

Photo : Radio-Canada

La Société des traversiers du Québec (STQ) dit avoir reçu sept réponses de la part d'entreprises qui ont l'œil sur le vieux traversier accidenté.

Si la STQ réussit à le vendre, elle fera peut-être oublier qu'elle a déboursé, cet hiver, 2,1 millions de dollars pour acheter un navire en fin de vie, qui n'aura servi que 17 jours à la traverse Matane–Baie-Comeau–Godbout. Avec les réparations, le montant total déboursé pour l'Apollo a atteint 3,5 millions de dollars.

Les entreprises, ou les particuliers, avaient jusqu'à vendredi pour manifester leur intérêt à l'avis lancé par la STQ le 29 avril.

Une visite guidée du navire, amarré au port de Québec, sera organisée cette semaine pour les sept entreprises. Elles pourront ensuite, si elles le désirent, déposer une offre d'achat en bonne et due forme.

Par contre, le contrat sera assorti de plusieurs conditions contraignantes pour l'acheteur. En tête de liste, le navire devra obligatoirement battre pavillon canadien et l'acquéreur devra opérer lui-même le navire pendant au moins un an, sans le sortir des frontières du pays.

C'est pour éviter qu'une entreprise achète le bateau et en fasse une utilisation qui n'est pas conforme aux critères qu'une société d'État doit se donner.

Alexandre Lavoie, porte-parole, Société des traversiers du Québec

Mais avant d'en arriver là, un nouveau propriétaire devra obtenir les autorisations de Transport Canada pour que le bateau puisse reprendre la mer.

Deux hommes sur le quai devant le navire Apollo.

Les enquêteurs du Bureau de la sécurité des transports au quai de Matane.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Actuellement, seuls les mouvements dans le port sont permis, pas la navigation dans le fleuve.

Ces restrictions ont été imposées après que le Bureau de la sécurité des transports du Canada a soulevé des doutes quant à l'état du navire, après une seconde collision contre un quai cet hiver.

De toute manière, le traversier, construit en 1970, devra subir une inspection en cale sèche puisque son certificat de navigation vient à échéance le 22 juin.

Des entreprises discrètes

La STQ ne veut pas divulguer l'identité des entreprises qui ont répondu à l'avis d'intérêt pour l'acquisition de l'Apollo.

Selon nos informations, il s'agirait toutes d'entités québécoises et le chantier Méridien maritime de Matane fait partie de la liste. Joint au téléphone, son PDG, Angello Marcotte n'a pas voulu commenter.

Certaines des offres visent à modifier la vocation du navire, mais la STQ n'a pas voulu en dire davantage.

Advenant le cas où aucune offre d'achat conforme ne soit déposée, un second processus menant au démantèlement du navire sera lancé.

Si tel est le cas, la STQ pourrait débourser plus de deux millions de dollars pour s'en débarrasser, en raison de la présence d'amiante.

On ignore si des entreprises en récupération ont déjà signifié leur intérêt.

Aucun prix de vente n'a été déterminé par la société d'État.

Radio-Canada s'est fait confirmer par le Groupe Desgagnés, l'un des armateurs les plus importants du Québec, que l'entreprise ne fait pas partie de la liste des sept acheteurs potentiels. La même réponse a été fournie chez Groupe Océans et Croisières AML.

Godbout n'est pas dans la liste

Le maire de Godbout, Jean-Yves Bouffard, affirme que sa municipalité n'est pas intéressée à acheter l'Apollo.

Il dit avoir rencontré le PDG de la STQ il y a quelques jours, celui-ci lui a confirmé que s'il n'arrive pas à vendre l'Apollo à un prix raisonnable, l'option d'en faire une épave au large de Godbout sera considérée.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Économie