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Un homme de Québec confesse le meurtre d'un Gaspésien en juin 2017

Antoine Sylvain-Martineau.

Antoine Sylvain-Martineau

Photo : Facebook

Yannick Bergeron

Un jeune homme de Québec a reconnu lundi matin avoir tué un sexagénaire dans un boisé de Saint-Apollinaire, près de Lévis, en juin 2017.

Antoine Sylvain-Martineau, 24 ans, est coupable d'avoir assassiné avec une arme à feu Jean-Pierre Rioux, originaire de Nouvelle, en Gaspésie.

D’abord accusé de meurtre au premier degré, Antoine Sylvain-Martineau a finalement plaidé coupable à une accusation de meurtre au deuxième degré.

La victime, âgée de 63 ans, aurait été atteinte mortellement d’une ou plusieurs balles vers le 15 juin 2017.

Son cadavre a été retrouvé quelques jours plus tard lorsque Sylvain-Martineau, rongé par les remords, a conduit les policiers à l'endroit où il avait enterré le corps.

La victime Jean-Pierre Rioux

La victime Jean-Pierre Rioux

Photo : Radio-Canada

Changement de comportement

Constatant un important changement dans son comportement, les proches de Sylvain-Martineau avaient demandé qu'il soit hospitalisé peu après la disparition de la victime.

C'est à ce moment que l'accusé a avoué son crime, explique la procureure de la Couronne, Me Sarah-Julie Chicoine..

« En arrivant au triage à l'hôpital, il a fait certaines déclarations aux policiers, notamment que sa place n'était pas à l'hôpital, mais au poste de police puisqu'il avait commis un meurtre. On a fait des vérifications et on a vu que la personne décédée était effectivement portée disparue dans la région de la Gaspésie ».

[Sylvain-Martineau] a collaboré avec les autorités en permettant qu'on découvre l'endroit où il avait enterré le corps et l'endroit où il avait caché l'arme du crime également.

Me Sarah-Julie Chicoine, procureure de la Couronne

Pas une « bonne entente »

Le mobile du crime demeure nébuleux. Selon la procureure, les deux individus ne s'entendaient toutefois pas très bien.

« Selon ce que [Sylvain-Martineau] a déclaré aux policiers, que [la victime] ternissait sa réputation, qu'elle salissait son nom et on comprend que ce sont des gens qui n'avaient pas une bonne entente entre eux », souligne Me Chicoine.

En plaidant coupable, l'accusé évite ainsi la tenue d'un procès.

Il doit revenir devant le tribunal à la fin du mois de mai pour les observations sur la peine.

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