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Un vol Halifax-Paris… en passant par Calgary

Un avion 737 de Boeing exploité par WestJet

WestJet a été forcée de revoir ses trajets en raison de la suspension des vols des 737 MAX de Boeing.

Photo : Reuters / Ben Nelms

Radio-Canada

Les familles qui ont réservé un vol sans escale Halifax-Paris entre le 3 juin et le 2 août du transporteur WestJet ont reçu de nouveaux itinéraires à la suite de l'interdiction de vol des Boeing 737 MAX, ce qui complique parfois leur voyage.

Florian et Lauriane Guéret, à Halifax, vont faire un voyage en France avec leurs deux jeunes enfants. De nature prévoyante, le couple a acheté ses billets en janvier pour s'assurer d'avoir un bon tarif pour le vol direct Halifax-Paris.

Après l'interdiction de vol des Boeing 737 MAX par Transports Canada, le 13 mars dernier, WestJet a suspendu ses vols directs Halifax-Paris du 3 juin au 2 août.

Quand on nous apprend que les vols directs sont annulés, on est déçu, affirme Florian Guéret.

Les passagers concernés doivent maintenant faire des escales à New York, Montréal, Toronto ou même à Calgary comme c'est le cas pour la famille Guéret.

Pour des raisons de sécurité, effectivement, on comprend, mais le désagrément devient énorme quand on nous fait passer par Calgary et que le voyage de 6 heures initial se transforme en voyage de 24 heures.

Florian Guéret, voyageur et client de WestJet

Quand on a des enfants de 2 et 4 ans, on a une responsabilité pour que ça se passe bien. Tout ça est un effet domino. Le voyage est à l'avance déjà mauvais, ajoute Florian Guéret.

WestJet a offert un remboursement à ces voyageurs, mais les prix pour un nouveau billet ont augmenté depuis les faits.

La famille Guéret n'est pas seule dans cette situation. Plusieurs autres témoignent notamment de retards et de réservations d'hôtel non remboursables.

Les parents lisent un conte à leurs deux enfants assis sur leurs genoux.

Florian et Lauriane Guéret voient leur plan de voyage en France se compliquer à la suite de l'interdiction de vol des Boeing 737 MAX.

Photo : Radio-Canada

Un défenseur des droits des passagers aériens, Gábor Lukács, recommande aux clients de se battre pour leurs droits, d'enregistrer leurs conversations avec les agents, de ne pas accepter un refus de la part de la compagnie aérienne à moins qu'il y ait une raison légale.

Plusieurs s'étonnent de constater que WestJet continue de promouvoir des vols directs quotidiens Halifax-Paris après le 5 août.

S'il y a des doutes qu'on peut offrir un service, cela soulève des questions relativement à la loi sur la concurrence, estime Gábor Lukács.

WestJet explique qu'elle doit restreindre ses vols entre Halifax et Paris seulement pendant la haute saison en raison des limites de sa flotte. L’entreprise possède 13 Boeing 737 MAX. Ces appareils constituent 7 % de sa flotte.

Avec les renseignements de Stéphanie Blanchet

Nouvelle-Écosse

Transports