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Des bonbonnes de gaz centenaires sous l’île Victoria, à Ottawa, potentiellement explosives

Deux travailleurs derrière une digue.

L'hiver dernier, des travailleurs ont pu désamorcer certaines bonbonnes.

Photo : Gracieuseté de Chris Falconi

Radio-Canada

L'été dernier, alors que des travaux commençaient sur l'île Victoria, des travailleurs ont découvert ce qui semblait être trois bonbonnes d'air similaires à celles qu'utilisent les plongeurs.

Après enquête, il fut découvert que ces bonbonnes centenaires sont les restes d’expériences qu’a menées l’inventeur Thomas Leopold « Carbide » Willson avec de l’acétylène. Les locaux de M. Willson étaient situés tout près, jadis.

Ces bonbonnes sont dangereuses et potentiellement explosives — et jusqu’à 300 d’entre elles pourraient se trouver ensevelies sous l’île.

Thomas Leopold « Carbide » Willson.

Thomas Leopold « Carbide » Willson.

Photo : Bibliothèque et Archives Canada

Nous croyons que [M. Willson] comprimait le gaz dans les cylindres pour les tester. Lorsqu’elles ne fonctionnaient pas, au lieu d’en disposer de manière convenable, il enterrait les bonbonnes sur le lot, a indiqué Chris Falconi, un ingénieur mécanique dont l’entreprise, uOttawa Design Services, a été embauchée pour contribuer à l’effort de neutralisation des cylindres.

C’était une surprise pour tous ceux qui travaillaient à la décontamination, a-t-il dit.

« Très dangereux »

Alors, quoi faire?

Des experts en mise au rancart d’équipement militaire ont engagé l’entreprise de M. Falconi afin qu’il construise un robot téléguidé pour percer les bonbonnes, libérant ainsi les gaz qui s’y trouvent.

La plupart des valves des bonbonnes sont complètement détériorées, alors elles ne peuvent être vidées de la façon habituelle. Elles doivent être vidées avant de pouvoir être transportées de façon sécuritaire. Il s’agit d’un travail minutieux.

Nous ne sommes pas 100 % certains de tout ce qui se trouve à l’intérieur, mais nous savons qu’il y a de l’acétylène, a dit M. Falconi, ajoutant que M. Willson utilisait de l’amiante et de l’acétone, entre autres.

Chris Falconi.

Chris Falconi

Photo : Radio-Canada / Hallie Cotnam/CBC

C’est très dangereux. Ce sont certainement des choses qu’on ne veut pas inhaler. Mais, plus sérieusement, ça pourrait être explosif. Pour pallier les risques, un bunker avec des murs de sacs de sable et un filtre à air spécial a été construit.

Une à une, chaque bonbonne est fixée au sol. Le robot est ensuite attaché à chacune d’elles avec un aimant. Il perce ensuite un petit trou pour faire évacuer le gaz qui s’y trouve.

Après un certain temps, une personne portant des vêtements de protection inspecte le tout, ensuite le robot perce un plus gros trou pour s’assurer que la bonbonne soit entièrement vide.

Pendant l’hiver, huit bonbonnes ont été désaffectées. Le gros du travail commencera cet été.

Une vieille bonbonne dans un traîneau.

Des bonbonnes centenaires ont été récupérées sous l'île Victoria.

Photo : Gracieuseté de Chris Falconi

Impossible de les faire exploser

La quantité de gaz dans chaque cylindre varie, a indiqué M. Falconi. Pendant les tests, les inspecteurs ne voyaient à la caméra qu’une petite traînée de fumée, alors que le gaz envahissait entièrement la pièce dans d’autres cas.

Pourquoi ne pas tout simplement les faire exploser?

Bien qu’on aimerait les faire sauter, si vous regardez autour de vous, nous sommes au centre-ville d’Ottawa, a expliqué M. Falconi. Généralement, faire sauter des trucs au centre-ville d’Ottawa, ça ne passe pas.

Avec les informations de CBC

Ottawa-Gatineau

Histoire