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Des renforts pour l’éducation en français à l’Île-du-Prince-Édouard

Les étudiants en classe écoutent l'un d'eux qui leur montre des diapositives

Les étudiants finissants au baccalauréat en éducation en français à l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard partagent leur expérience acquise à l'international.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'Île-du-Prince-Édouard connaît une pénurie d'enseignants francophones, mais une vingtaine d'étudiants viennent de décrocher leur diplôme et une vingtaine de plus entame un baccalauréat à l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard.

La Suède, la France, l'Angleterre, le Kenya et la Tunisie étaient des lieux d'études pour ces étudiants. Une vingtaine d'aspirants enseignants francophones ont terminé leur baccalauréat en éducation par une expérience internationale enrichissante.

C'était vraiment pour expérimenter quelque chose de nouveau, ce que pas beaucoup de monde a la chance de faire, affirme un étudiant finissant de la région de Wellington, Jake Arsenault.

Juste pour la culture, je dirais, c'est quelque chose que j'aimerais amener ici aux élèves ici, car j'aime parler de la francophonie, souligne un finissant de Truro, en Nouvelle-Écosse, Benn Bouthilier.

Jake Arsenault et Benn Bouthilier ont passé six semaines à l'École canadienne de Tunis.

Fraîchement de retour, ils souhaitent mettre en application ce qu'ils ont appris dans leur nouveau travail.

C'était vraiment intéressant de voir comment ils font pour savoir quoi faire et quoi ne pas faire, ajoute Jake Arsenault.

Ils n’ont pas le temps de prendre des vacances. La pénurie est si prononcée dans le milieu de l'éducation francophone qu'ils commencent à travailler dès lundi, à Tignish dans le cas de Jake Arsenault et à New Glasgow en Nouvelle-Écosse dans le cas de Benn Bouthilier.

Si tu veux travailler, le travail est là maintenant. Il y a cinq ans, ce n'était peut-être pas le cas, mais avec plus de monde qui prend leur retraite on a de moins en moins de francophones, explique Jake Arsenault.

Un autre groupe entreprend ses études

Pendant que certains terminent leurs études, d'autres commencent. Ils sont 22 étudiants francophones cette année dans le programme d'enseignement en français d'un an à l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard.

Leur nombre est inférieur à celui de l'an dernier. Cela s'explique par les exigences de l'Université. On essaie vraiment d'augmenter le niveau de compétence en français de nos étudiants, précise le coordonnateur du baccalauréat en éducation en français, Zain Esseghaier.

Zain Esseghaier en entrevue dans un édifice de l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard

«Ils reçoivent leur baccalauréat en éducation, leur brevet en éducation, et ils sont prêts tout de suite à enseigner après cela. Donc, c'est un grand avantage pour les jeunes qui veulent travailler le plus rapidement possible», affirme le coordonnateur Zain Esseghaier.

Photo : Radio-Canada

Ce programme unique attire des candidats des quatre coins du Canada, dont Sébastien Papineau, de Sudbury, en Ontario. L'université a une grande pénurie d'enseignants francophones surtout chez les hommes, donc je trouve que cela me donne un avantage de prendre le programme, dit-il.

Le fait que l'on peut l'accomplir en un an, c'est super. Je peux accéder à mon rêve plus vite de devenir professeure, ajoute l’étudiante québécoise Emily Forcione.

Déterminés, les deux étudiants souhaitent enseigner à l'Île-du-Prince-Édouard après l'obtention de leur diplôme. Des places dans les écoles sont déjà libres.

Tous ceux qui veulent travailler vraiment, ils peuvent avoir un poste que ce soit ici dans les Maritimes, partout au Canada, étant donné qu'il y a vraiment une grande demande en ce moment, indique Zain Esseghaier.

S’ils réussissent leurs études, ces étudiants seront diplômés en mai 2020.

Avec les renseignements de Julien Lecacheur

Île-du-Prince-Édouard

Éducation